Une autre version de l’Afrique du Nord, North Africa, Les Iles Canaries, le Maroc, l’AlgĂ©rie, la Kabylie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, North Africa, nordafrika, Berbere, Amazigh, Rif, Tamazgha, Souss, Awres, Chaoui, Touareg, Guanche,
Certains journaux arabes ont rĂ©cemment relatĂ© dans les dĂ©tails un accrochage qui a mis âen prise une Ă©tudiante islamiste revĂȘtue dâun niqab, (sorte de tchador) et le vĂ©nĂ©rable âCheikh dâAl Azhar, en visite Ă lâune des classes dâuniversitĂ©. Ce dernier avait intimĂ© lâordre Ă lâĂ©tudiante dâenlever son attirail en sa prĂ©sence en des termes jugĂ©s âautoritaires et non islamiques par certains. Le Cheikh motiva la dĂ©cision de son ukase âpar le fait que le niqab relevait des us et coutumes et non dâun Ă©dit religieux. Ce qui âest formellement contestĂ© par certains milieux rigoristes, qui criĂšrent Ă la trahison, Ă âlâarbitraire, allant jusquâĂ contester son autoritĂ© en la maniĂšre et dâĂȘtre Ă la solde du ârĂ©gime en place. Notre vĂ©nĂ©rable Cheikh dĂ»t essuyer les pires calomnies et ne manqua âpas de sâattirer les foudres et les ires des fondamentalistes religieux de tous bords, qui âlâaccusĂšrent de tous les maux de la sociĂ©tĂ©
arabo-musulmane. Cet incident entre âlâĂ©tudiante et le vĂ©nĂ©rable Cheikh dâAl Azhar a trouvĂ© des Ă©chos mĂȘme dans les âmedias europĂ©ens, en particulier anglo-saxons, qui ne manquĂšrent pas de commenter âlâĂ©vĂšnement en des termes ironiques sinon amusants. DĂ©sormais, nul ne pourrait âsâĂ©tonner de ce que les choses en soient arrivĂ©es lĂ . On eĂ»t dit que les musulmans ont âperdu tout sens de la mesure, lorsquâils se sont jurĂ© de se chamailler pour un bout de tissu, qui a pris des proportions exorbitantes. Dâor et dĂ©jĂ , cette affaire ne sâest pas âlimitĂ©e aux pays arabo-musulmans, mais a gagnĂ© aussi les pays europĂ©ens oĂč rĂ©sident âune grande communautĂ© musulmane, qui se voit pointĂ©e du doigt Ă cause de ce quâon âappelle la « question du foulard ». Tout ĂȘtre raisonnable admettrait volontiers et âaisĂ©ment que lâhabit nâest rien dâautre quâun moyen pour se protĂ©ger des Ă©lĂ©ments et âquâil peut varier dâune rĂ©gion Ă une autre selon les conditions climatiques du lieu oĂč vit âla personne concernĂ©e. Un homme se trouvant sous une latitude borĂ©ale ne peut sâhabiller de la mĂȘme façon quâun autre se trouvant sous les tropiques ou lâĂ©quateur et âencore moins dans un dĂ©sert. Mais hĂ©las, en matiĂšre de religion, la logique perd tout âson sens chez les maximalistes tenant dâune religion donnĂ©e ou plutĂŽt de lâinterprĂ©tation quâils en font, lorsquâils sâingĂ©nient Ă trouver dans les textes sacrĂ©s et âhadiths ce qui rĂ©confortent leur point de vue, quitte Ă tomber dans lâĂ©quivoque. â Lâhabit, tel que prĂ©conisĂ© par la religion, selon le point de vue religieux, au lieu dâĂȘtre âune protection contre les Ă©lĂ©ments, devient alors un symbole dâappartenance Ă un âcourant particulier ou Ă une secte
donnĂ©e. Pour certains(es), il est plus que cela, il est âdevenu la marque qui diffĂ©rencie le croyant ou la croyante des autres. Sont apparus, ârĂ©cemment, dans le paysage national et mĂȘme Ă lâĂ©tranger, dâĂ©tranges attirails, aussi âbien fĂ©minins que masculins. Des hommes dans les rues des villes europĂ©ennes qui âsont habillĂ©s Ă la pachtoune et des femmes portant des bourqas ou des tchadors avec âdes lunettes et des gants, en plein Ă©tĂ©. Des petites filles qui sont renvoyĂ©es de lâĂ©cole, âparce que leurs parents persistent Ă vouloir leur porter le foulard dit islamique, âĂ©voquant pour cela la libertĂ© du culte. On est parfois amusĂ© par le comportement des âadolescentes musulmanes. Combien de fois, nâai-je pas vu de jeunes filles habillĂ©es Ă âlâeuropĂ©enne, portant des pantalons jeans serrĂ©s, qui mettent en valeur leurs attributs âfĂ©minins, avec une pointe dâĂ©lĂ©gance, mais qui se cachent les cheveux avec un foulard dit islamique. Ce qui fait dire Ă certains non sans vulgaritĂ©, « quâelles se cachent la tĂȘte âet se dĂ©couvrent le c⊠». Je laisse
cette image Ă lâapprĂ©ciation du lecteur. En fait, si âlâessence du commandement religieux Ă la femme est de faire preuve de pudeur, en pratique on assiste au contraire. Et le foulard est lĂ , en signe dâobĂ©dience et de âsoumission, plus par conformisme que par conviction. Lâautre extrĂȘme est reprĂ©sentĂ©e âpar une importation saoudienne et Ă©trangĂšre Ă ces contrĂ©es. Combien de fois nâai-je pas vu, en plusieurs endroits, des femmes de tous Ăąges, couvertes de noir de la tĂȘte âaux pieds (pour ne pas dire de pieds en cap), et avec des gants â sortes de tchador ou âkhimar que portent les femmes saoudiennes et celles des pays du Golf - et portant des âlunettes noires. Pour ces femmes, le vĂȘtement est signe ostentatoire dâappartenance Ă âune secte donnĂ© ou Ă un courant religieux particulier. Il sâagit lĂ dâune affirmation âdâune identitĂ© religieuse avec la volontĂ© de lâafficher publiquement. En somme, il sâagit de faire Ă©tat dâune appartenance Ă une idĂ©ologie bien dĂ©terminĂ©e, « celle des âsources anciennes ». Le haĂŻk de nos mĂšres et grand-mĂšres a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© par le nouvel âhabit fĂ©minin oriental plus conforme aux prescriptions religieuses et donc, selon cette vision, plus musulman. Un observateur averti ne manquera pas de relever que les âjeunes femmes qui observent ces rĂšgles susdites vivent un paradoxe et des âcontradictions visibles, tiraillĂ©es entre tradition et modernitĂ©. Un exemple de âtiraillement entre tradition et modernitĂ© parmi dâautres est celui que lâon observe sur ânos plages, durant les journĂ©es chaudes dâĂ©tĂ©, oĂč lâon observe de jeunes femmes patauger dans la mer, portant des vĂȘtements de ville, qui ne sont pas conçus pour la ânatation. Une fois le corps mouillĂ©, elles ont lâallure des statues grecques sans âtoutefois, en avoir le charme hellĂ©nique. Un spectacle insolite analogue se prĂ©sente âaussi sur les terrains de sport, oĂč les jeunes filles, voulant sâexercer sont obligĂ©es de âporter un attirail qui entrave ses mouvements corporels, parce quâil nâest pas conçu âpour le sport. Le poids du contrĂŽle social et la soumission empĂȘchent toute vellĂ©itĂ© de ârĂ©flexion et encore moins de rĂ©bellion. Un jour, en mĂ©ditant sur les chamailles au sujet âde la tenue vestimentaire des femmes citadines dâaujourdâhui, feu ma grand-mĂšre, qui âcomme les femmes amazighes de sa gĂ©nĂ©ration, nâavait connu de son temps que misĂšre âet privation, me dit philosophiquement que « le mal est fait Ă lâesprit, qui se dĂ©range et câest le corps âqui en souffre » Sages paroles. â Mimoun
Vous êtes ici : Accueil » Histoire & Civilisation » Origines - Chronologie
« Faites la guerre Ă ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme dĂ©fendu ce que Dieu et son apĂŽtre ont dĂ©fendu, et Ă ceux d’entre les hommes des Ăcritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu’Ă ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis » - Coran :IX, 29.
Le djihad
1. Présentation et définition
Le terme « djihad » signifie en arabe « effort vers un but dĂ©terminĂ© ». Lâexpression complĂšte est « djihad fi sabil Allah » (effort sur le chemin de Dieu).
Les musulmans distinguent deux sortes de djihad : le « grand djihad » (« al-djihad al-akbir ») et le « petit djihad » (« al-djihad al-saghir »).
Le grand djihad, Ă©galement appelĂ© « djihad al-nafs », dĂ©signe la lutte intĂ©rieure, spirituelle, de l’individu contre le vice, la passion et l’ignorance.
En comparaison de la « rĂ©forme des mĆurs », dit Ghazali dans lâ « Ihyaâ », la lutte armĂ©e est « comme un lĂ©ger souffle de vent sur la mer agitĂ©e ».
Dans un sens spirituel, le djihad est la lutte du croyant contre les passions et les mauvais penchants de lâĂąme.
Le petit djihad est défini comme la guerre sainte contre les pays et les sujets infidÚles (non musulmans).
Il a une signification lĂ©gale et doctrinale prescrite par le Coran et les « hadiths » (les paroles et actions connues attribuĂ©es au prophĂšte Mahomet et auxquelles on accorde le mĂȘme statut qu’Ă une rĂ©vĂ©lation).
La « guerre sainte », câest lâeffort collectif des musulmans qui ont le devoir de lutter pour la dĂ©fense de leur religion, de leurs personnes, de leurs biens et pour la sĂ©curitĂ© de leurs frontiĂšres.
Le djihad peut Ă©galement avoir un caractĂšre dĂ©fensif comme ce fut le cas lors des croisades chrĂ©tiennes en Terre sainte au Moyen Age ou lors de la « Reconquista » (reconquĂȘte) espagnole, ou encore en AlgĂ©rie, lorsque, le 22 novembre 1832, Abd el-Kader, reconnu « Ă©mir » Ă Mascara tandis que les Français occupaient BĂŽne et Bougie, proclama le djihad contre les infidĂšles.
Les chiites ne peuvent pas, théoriquement, participer à un djihad offensif ; ils peuvent seulement participer à un djihad défensif.
Certains savants musulmans modernes ont mis en avant l’aspect dĂ©fensif du djihad par rapport aux autres aspects.
En tant que religion universaliste, l’islam se doit d’ĂȘtre propagĂ© sans discontinuer par la communautĂ© musulmane sur toute terre non musulmane, jusqu’Ă s’Ă©tendre au monde entier.
Pour parvenir Ă ce but, diffĂ©rents versets coraniques recommandent soit de mener une propagande persuasive soit de combattre toute attaque contre l’islam.
Un appel (« daâwa ») doit ĂȘtre adressĂ© aux Ătats qui ignorent lâislam ou le repoussent. Sâils se refusent Ă entendre cet appel, on peut (ou on doit, selon la plupart des auteurs) les attaquer les armes Ă la main.
Le djihad est avant tout une obligation religieuse communautaire (ou « de suffisance » : « fard al-kifaya »), mais devient une obligation individuelle (« fard al-âayn ») en cas d’attaque menĂ©e contre l’islam et lorsque est proclamĂ©e une mobilisation gĂ©nĂ©rale.
Le djihad, comme toute guerre, serait de soi un mal (« fasad »). Mais, ayant pour fin de combattre un mal plus grand, lâimpiĂ©tĂ©, la non-reconnaissance « des droits de Dieu et des droits des hommes », il devient un bien.
Selon la doctrine traditionnelle, combattre pour le djihad est un acte de « dĂ©votion pure » (« ikhlas ») et ceux qui se sont « sacrifiĂ©s », c’est-Ă -dire qui sont morts les armes Ă la main sont par excellence les « tĂ©moins » (« shahid », pluriel : « shuhadaâ »).
Ils sont assurĂ©s du salut Ă©ternel et entrent « sans retard » au paradis : « Ne pense pas que ceux qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprĂšs de leur Seigneur⊠» (Coran, III, 169).
Cet acte de dĂ©votion est considĂ©rĂ© en quelque sorte comme le sixiĂšme pilier de l’islam.
Ă l’origine, le nom de « marabout » Ă©tait donnĂ© aux guerriers tuĂ©s au cours d’une guerre sainte ; leur tombe Ă©tait un lieu de pĂšlerinage et la « baraka » s’Ă©tendait Ă leurs descendants (par la suite, les ascĂštes ou ermites retirĂ©s dans la solitude furent aussi appelĂ©s marabouts et consultĂ©s comme oracles ou, en Afrique, comme guĂ©risseurs et sorciers).
Il est du devoir de tout musulman adulte, de sexe masculin, en bonne santĂ©, d’entretenir un djihad contre tous ses voisins et contre les pays voisins non musulmans.
La « guerre sainte » est l’unique forme de guerre qui est thĂ©oriquement admissible par l’islam.
Pour entrer en djihad contre un Etat qui ignore l’islam ou qui le rejette hors de ses frontiĂšres, un appel (« dawa ») doit lui ĂȘtre lancĂ© ; s’il n’en tient pas compte, la loi islamique, selon les interprĂ©tations, appelle Ă entrer en guerre contre cet Etat, les armes Ă la main, ou considĂšre que la lutte armĂ©e n’est qu’une des modalitĂ©s du djihad et prĂ©conise le prosĂ©lytisme et la propagande missionnaire.
Les livres de la loi précisent que les non-combattants, femmes, enfants ou moines, doivent bénéficier du respect des musulmans, recommandation que ne suivent évidemment pas les fanatiques.
Sur le plan historique, la guerre sainte a Ă©tĂ© menĂ©e dâabord contre les Arabes et certaines tribus juives puis contre les chrĂ©tiens et les paĂŻens.
Mohammed, chassĂ© de La Mecque en 622, entreprit de conquĂ©rir la ville sainte dominĂ©e par les Quraychites qui sâenrichissaient du pĂšlerinage des idoles.
En 625, Mohammed Ă©tait battu Ă Uhud (ou Ohod) par les Quraychites. Soixante-dix compagnons furent tuĂ©s : ils devinrent les premiers « martyrs du djihad ».
Le 11 janvier 630, aprĂšs plusieurs combats, Mahomet rentra victorieux Ă La Mecque oĂč il fonda la nouvelle alliance, celle de la « umma » (communautĂ© des musulmans) qui se doivent aide et protection.
Selon al-Ashnawy, le prophĂšte dĂ©clara : « Nous venons dâun djihad mineur, mais nous allons vers un djihad majeur. Le djihad majeur est un effort continu dâautodiscipline contre lâavarice et la cupiditĂ©, la peur et la lĂąchetĂ©, la tyrannie et lâignorance, la soumission aux dĂ©sirs et aux passions ».
En 632, quand mourut le ProphĂšte, lâinfluence de la nouvelle religion se limitait Ă l’Arabie.
AprĂšs sa mort, des rĂ©bellions de mauvais croyants donnĂšrent lâidĂ©e de les occuper Ă de conquĂȘtes extĂ©rieures. Le djihad tendit Ă supprimer les dangers internes Ă la communautĂ© islamique tout en permettant lâexpansion de la nouvelle religion.
Trente annĂ©es plus tard Ă peine, les BĂ©douins dĂ©ferlaient sur la Syrie, lâEgypte, la MĂ©sopotamie... Et ils suivirent Ă la lettre les versets du Coran...
2. Prescriptions du Coran
II, 187 ou 191 : « Tuez-les partout oĂč vous les trouverez, et chassez-les dâoĂč ils vous auront chassĂ©s. La tentation Ă l’idolĂątre est pire que le carnage Ă la guerre » (Traduit par Kasimirski, 1840)
« Et tuez-les, oĂč que vous les rencontriez ; et chassez-les d’oĂč ils vous ont chassĂ©s : l’association est plus grave que le meurtre » (http://quran.al-islam.com/frn/)
III, 151, 152 ou 157, 158 : « Si vous mourez ou si vous ĂȘtes tuĂ© en combattant dans le sentier de Dieu, lâindulgence et la misĂ©ricorde de Dieu vous attendent. Ceci vaut mieux que les richesses que vous amassez » (Traduit par Kasimirski)
« Et si vous ĂȘtes tuĂ©s dans le sentier d’Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d’Allah et une misĂ©ricorde valent mieux que ce qu’ils amassent. » (http://quran.al-islam.com/frn/)
III, 163, 164 ou 169, 170 : « Ne croyez pas que ceux qui ont succombĂ© en combattant dans le sentier de Dieu soient morts : ils vivent prĂšs de Dieu, et reçoivent de lui leur nourriture. Remplis de joie grĂące aux bienfaits dont Dieu les a comblĂ©s, ils se rĂ©jouissent de ce que ceux qui marchent sur leurs traces et qui ne les ont pas encore atteints seront Ă l’abri des frayeurs et des peines. » (Traduit par Kasimirski)
« Ne pense pas que ceux qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprĂšs de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordĂ©e, et ravis que ceux qui sont restĂ©s derriĂšre eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaĂźtront aucune crainte et ne seront point affligĂ©s. » (http://quran.al-islam.com/frn/)
V, 37 ou 33 : « Voici quelle sera la rĂ©compense de ceux qui combattent Dieu et son apĂŽtre, et qui emploient toutes leurs forces Ă commettre des dĂ©sordres sur la terre : vous les mettrez Ă mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternĂ©s ; ils seront chassĂ©s de leur pays⊠» (Traduit par Kasimirski)
« La rĂ©compense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tuĂ©s, ou crucifiĂ©s, ou que soient coupĂ©es leur main et leur jambe opposĂ©es, ou qu’ils soient expulsĂ©s du pays⊠» (http://quran.al-islam.com/frn/)
VIII, 57 ou 55 : « Il n’y a point auprĂšs de Dieu dâanimaux plus vils que ceux qui ne croient point et restent infidĂšles » (Traduit par Kasimirski)
« Les pires bĂȘtes, auprĂšs d’Allah, sont ceux qui ont Ă©tĂ© infidĂšles (dans le passĂ©) et qui ne croient donc point (actuellement) » (http://quran.al-islam.com/frn/)
VIII, 59 ou 57 : « Si tu parviens Ă les saisir pendant la guerre, disperse par le supplice ceux qui les suivront, afin qu’ils y songent » (Traduit par Kasimirski)
« Donc, si tu les maĂźtrises Ă la guerre, inflige-leur un chĂątiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derriĂšre eux soient effarouchĂ©s. Afin qu’ils se souviennent » (http://quran.al-islam.com/frn/)
VIII, 66 ou 65 : « O prophĂšte ! Excite les croyants au combat. Vingt braves dâentre eux terrasseront deux cents infidĂšles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidĂšles nâont point de sagesse » (Traduit par Kasimirski)
« Ă ProphĂšte, incite les croyants au combat. S’il se trouve parmi vous vingt endurants, ils vaincront deux cents ; et s’il s’en trouve cent, ils vaincront mille mĂ©crĂ©ants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent pas. » http://quran.al-islam.com/frn/)
IX, 5 : « Les mois sacrĂ©s expirĂ©s, tuez les idolĂątres partout oĂč vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiĂ©gez-les et guettez-les dans toute embuscade⊠» (Traduit par Kasimirski)
« AprĂšs que les mois sacrĂ©s expirent, tuez les associateurs oĂč que vous les trouviez. Capturez-les, assiĂ©gez-les et guettez-les dans toute embuscade⊠» (http://quran.al-islam.com/frn/)
IX, 29 : « Faites la guerre Ă ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme dĂ©fendu ce que Dieu et son apĂŽtre ont dĂ©fendu, et Ă ceux d’entre les hommes des Ăcritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu’Ă ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis » (Traduit par Kasimirski)
« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vĂ©ritĂ©, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’Ă ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, aprĂšs s’ĂȘtre humiliĂ©s » (http://quran.al-islam.com/frn/)
XLVII, 4 : « Quand vous rencontrez les infidĂšles, tuez-les jusqu’Ă en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. Ensuite, vous les mettrez en libertĂ©, ou les rendrez moyennant une rançon⊠» (Traduit par Kasimirski)
« Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mĂ©cru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominĂ©s, enchaĂźnez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libĂ©ration gratuite, soit la rançon⊠» (http://quran.al-islam.com/frn/)
XLVII, 22 ou 20 : « Les vrais croyants disent : Dieu n’a-t-il pas ordonnĂ© un chapitre qui ordonne la guerre sainte ? Mais qu’un chapitre pĂ©remptoire soit rĂ©vĂ©lĂ©, et que la guerre y soit ordonnĂ©e, tu verras ces hommes dont le cĆur est atteint d’une infirmitĂ© te regarder d’un regard d’un homme que la vue de la mort fait tomber en dĂ©faillance » (Traduit par Kasimirski)
« Ceux qui ont cru disent : "Ah ! Si une Sourate descendait !" Puis, quand on fait descendre une Sourate explicite et qu’on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cĆur te regarder du regard de celui qui s’Ă©vanouit devant la mort » http://quran.al-islam.com/frn/
XLVII, 37 ou 35 : « Ne montrez pas de lĂąchetĂ© et n’appelez point les infidĂšles Ă la paix quand vous leur ĂȘtes supĂ©rieur⊠» (Traduit par Kasimirski)
« Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas Ă la paix alors que vous ĂȘtes les plus hauts⊠» (http://quran.al-islam.com/frn/)
Mais le Coran invite aussi à la modération :
II, 186 ou 190 : « Combattez dans la voie de Dieu contre ceux qui vous feront la guerre. Mais ne commettez point dâinjustice en les attaquant les premiers, car Dieu nâaime point les injustes » (Traduit par Kasimirski)
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs ! » (http://quran.al-islam.com/frn/)
V, 35 ou 32 : « C’est pourquoi nous avons donnĂ© ce prĂ©cepte aux enfants d’IsraĂ«l : celui qui aura tuĂ© un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou exercĂ© des brigandages dans le pays, sera regardĂ© comme le meurtrier du genre humain ; et celui qui aura rendu la vie Ă un homme, sera regardĂ© comme sâil avait rendu la vie Ă tout le genre humain⊠» (Traduit par Kasimirski)
« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’IsraĂ«l que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tuĂ© tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie Ă tous les hommes... » (http://quran.al-islam.com/frn/)
XVI, 128 ou 126 : « Quand vous exercez une vengeance pour des injures reçues, faites quâelle soit analogue Ă celles que vous avez souffertes ; mais si vous prĂ©fĂ©rez de les supporter avec patience, cela profitera mieux Ă ceux qui auront souffert avec patience » (Traduit par Kasimirski)
« Et si vous punissez, infligez (Ă l’agresseur) une punition Ă©gale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez... cela est certes meilleur pour les endurants. » (http://quran.al-islam.com/frn/)
XLII, 38 ou 40 : « Mais la vengeance d’une injure doit ĂȘtre Ă©gale Ă l’injure. Celui qui pardonne entiĂšrement et se rĂ©concilie avec son ennemi trouvera sa rĂ©compense auprĂšs de Dieu. Dieu nâaime pas les mĂ©chants » (Traduit par Kasimirski)
« La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action (une peine) identique. Mais quiconque pardonne et rĂ©forme, son salaire incombe Ă Allah. Il n’aime point les injustes ! » (http://quran.al-islam.com/frn/)
« DâaprĂšs AĂŻcha (qu’Allah soit satisfait d’elle), on interrogea le ProphĂšte (pbAsl) au sujet de l’hĂ©gire. Et lui de rĂ©pondre : « Il n’y a plus d’hĂ©gire aprĂšs la conquĂȘte de la Mecque. Mais il reste la guerre sainte avec une bonne intention. Si on vous invite Ă faire le djihad, obĂ©issez ». Hadith 1083 (http://quran.al-islam.com/frn/)
Bien que l’islam interdise le suicide [« Et ne vous tuez pas vous-mĂȘmes. Allah, en vĂ©ritĂ©, est MisĂ©ricordieux envers vous. Et quiconque commet cela, par excĂšs et par iniquitĂ©, Nous le jetterons au Feu, voilĂ qui est facile pour Allah. » (Coran IV,29-30, « quran.al-islam.com »)], il existe une thĂ©orie selon laquelle les actions commises dans le cadre du Jihad menant Ă sa propre mort ne sont pas considĂ©rĂ©es comme un suicide, mais, au contraire, comme une forme de martyre.
3. Lâislamisme
On appelle « islamisme » le mouvement religieux qui revendique, au sein du monde musulman, le retour Ă une sociĂ©tĂ© gouvernĂ©e selon les rĂšgles du droit islamique (« charia »).
Depuis les années 1970, ce terme désigne surtout la tendance politique et radicale du mouvement.
Lâislamisme est un fondamentalisme religieux en ce quâil prĂŽne un retour Ă la lettre du Coran : les comportements des musulmans doivent obĂ©ir aux prĂ©ceptes Ă©tablis par le livre sacrĂ© ainsi que par la « sunna » (coutume Ă©tablie au regard des actes du ProphĂšte) et les « hadith ».
Partisans dâune sociĂ©tĂ© Ă©galitaire, les islamistes se rĂ©fĂšrent Ă lâ « umma », la communautĂ© des croyants.
Durant les dĂ©cennies 1980 et 1990, le retour Ă lâislam et la tentation du repli identitaire ont Ă©tĂ© favorisĂ©s par la crise socio-Ă©conomique, lâoccidentalisation des modes de vie dans la plupart des pays musulmans et la mondialisation de lâĂ©conomie. De plus, en 1979, la rĂ©volution islamique en Iran offrit un contre-modĂšle au schĂ©ma occidental dominant.
Les islamistes cherchent Ă conquĂ©rir lâopinion publique des pays musulmans par une action sociale. Dâune efficacitĂ© limitĂ©e, les rĂ©seaux dâentraide destinĂ©s Ă remĂ©dier au chĂŽmage et Ă la pauvretĂ©, ainsi quâaux dĂ©faillances des services sociaux, contribuent cependant Ă maintenir leur influence, notamment auprĂšs des jeunes, premiĂšres victimes de la crise Ă©conomique.
4. La violence et lâislam
Au XIIe siĂšcle, une secte d’IsmaĂŻliens, musulmans chiites, les Assassins, organisa des campagnes terroristes contre les musulmans sunnites.
Les FrÚres musulmans, mouvement fondamentaliste fondé en 1928 en Egypte par Hassan al-Banna, perpétrÚrent les premiers attentats contre un gouvernement arabe en 1945.
Les groupes radicaux se multipliÚrent dans les années 1970.
En Egypte, en Syrie et en Jordanie, leur action visait Ă Ă©branler les rĂ©gimes laĂŻcs, reprĂ©sentants dâun nationalisme arabe qui avait subi la dĂ©faite de 1967 contre IsraĂ«l. Refusant toute reconnaissance d’IsraĂ«l et prĂŽnant l’Ă©tablissement d’un Etat islamique, le Mouvement de rĂ©sistance islamique (Hamas) et le Jihad islamique ont recours au terrorisme pour tenter de saboter le processus de paix.
En 1981, un militant du mouvement al-Jihad assassina le président égyptien Anouar el-Sadate.
En 1983, le Djihad islamique, branche armĂ©e du mouvement chiite Hezbollah (le parti de Dieu), perpĂ©tra deux attentats-suicides contre les marines amĂ©ricains et les soldats français de la Force dâinterposition des Nations unies au Liban.
Depuis le début des années 1990, le terrorisme islamiste connaßt une résurgence. AprÚs la guerre du Golfe, de nombreux attentats furent dirigés contre les occidentaux.
Lâannulation par le gouvernement des Ă©lections lĂ©gislatives de 1992 en AlgĂ©rie, afin dâempĂȘcher lâarrivĂ©e au pouvoir du Front islamique du salut (FIS) fondĂ© le 18 fĂ©vrier 1989, fut Ă lâorigine dâune guerre civile opposant les forces armĂ©es algĂ©riennes aux groupes islamiques armĂ©s (GIA) qui massacrĂšrent de nombreux civils et commirent, Ă plusieurs reprises en 1995 et 1996, des attentats sur le sol français. En 1998, le Groupe salafiste pour la prĂ©dication et le combat (GSPC) naquit d’une scission du GIA.
Depuis le dĂ©but de la guerre en TchĂ©tchĂ©nie (1994), les Russes sont la cible dâattentats commis par les indĂ©pendantistes musulmans tchĂ©tchĂšnes, aidĂ©s par des combattants Ă©trangers : meurtres et attentats, plasticages dâimmeubles, prise dâotages (dans un théùtre moscovite en octobre 2002, dans lâĂ©cole de Beslan en OssĂ©tie du Nord, le 1er septembre 2004).
En aoĂ»t 1996, lâorganisation islamiste « al-QaĂŻda » (la base), créée en 1988, dĂ©clara la guerre sainte contre les USA. En fĂ©vrier 1998, une fatwa dâal-QaĂŻda appelait Ă « tuer des amĂ©ricains ou leurs alliĂ©s, civils ou militaires, dans chaque pays oĂč cela est possible ».
Depuis le dĂ©but de lâintifada al-Aqsa (28 septembre 2000), de nombreux attentats-suicides contre les IsraĂ©liens sont perpĂ©trĂ©s par de jeunes Palestiniens portant des ceintures garnies dâexplosifs.
Le 11 septembre 2001, Ă©tait commis, aux USA, le plus grand attentat terroriste de tous les temps : quatre avions de ligne ayant Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©s par des islamistes, les deux premiers furent lancĂ©s contre les 2 tours du World Trade Center de Manhattan Ă New-York, le troisiĂšme sur le Pentagone Ă Washington, et le dernier sâĂ©crasa en Pennsylvanie. Cet attentat, qui fit plus de 3 000 morts et disparus, imputĂ© aux rĂ©seaux islamistes internationaux (al-QaĂŻda) dâOussama Ben Laden alors installĂ© en Afghanistan, a Ă©tĂ© revendiquĂ© sur une cassette le 9 septembre 2002.
Depuis le dĂ©but de lâoffensive de la coalition (USA, GB, Italie, Pologne, etc.) en Irak, le 20 mars 2003, des attentats-suicides sont frĂ©quemment commis par des rĂ©sistants et/ou des islamistes, et des otages sont dĂ©capitĂ©s par des terroristes de la mouvance al-QaĂŻda.
Le 11 mars 2004, à Madrid (Espagne), dix bombes explosÚrent dans quatre trains faisant 191 morts et 1 824 blessés ; cette attaque était revendiquée par des terroristes islamiques.
Le 7 juillet 2005, Ă Londres, quatre attentats-suicides Ă la bombe dans les transports en commun (3 dans des rames de mĂ©tro et 1 dans un autobus), revendiquĂ©s sur internet par deux groupes de moudjahiddines (combattants) se rĂ©clamant dâal-QaĂŻda, firent 56 morts et 700 blessĂ©s.
Lors dâun colloque organisĂ© par la Fondation pour la prĂ©vention du crime en IndonĂ©sie, les 27 et 28 fĂ©vrier 2006, le recteur de lâUniversitĂ© islamique dâEtat de Djakarta, Azyumardi Azra, a appelĂ© les responsables religieux musulmans « Ă repenser, rĂ©interprĂ©ter et reformuler » une certaine comprĂ©hension du djihad, portĂ©e par une lecture mĂ©diĂ©vale et classique du Coran.
Il a expliquĂ© quâ« il y a urgence » et que « si cela nâest pas fait, le djihad sera et pourra, comme câest la tendance aujourdâhui, ĂȘtre confondu avec le terrorisme ».
Le 12 septembre 2006, Ă l’universitĂ© de Ratisbonne (Allemagne), lors d’une confĂ©rence intitulĂ©e « Foi, raison et UniversitĂ© - Souvenirs et rĂ©flexions », le pape BenoĂźt XVI dĂ©clara :
« L’empereur (ndlr : Manuel II PalĂ©ologue, empereur byzantin de 1391 Ă 1425) aborde le thĂšme du djihad, de la guerre sainte. AssurĂ©ment, l’empereur savait que dans la sourate II, 256 on peut lire : "Pas de contraintes en matiĂšre de foi". C’est l’une des sourates de la pĂ©riode initiale, disent les spĂ©cialistes, lorsque Mahomet lui-mĂȘme n’avait encore aucun pouvoir et Ă©tait menacĂ©. Mais, naturellement, l’empereur connaissait aussi les dispositions, dĂ©veloppĂ©es par la suite et fixĂ©es dans le Coran, Ă propos de la guerre sainte. Sans s’arrĂȘter sur les dĂ©tails, tels que la diffĂ©rence de traitement entre ceux qui possĂšdent le "Livre" et les "incrĂ©dules", l’empereur, avec une rudesse assez surprenante qui nous Ă©tonne, s’adresse Ă son interlocuteur simplement avec la question centrale sur la relation entre religion et violence en gĂ©nĂ©ral, en disant : "Montre-moi donc ce que Mahomet a apportĂ© de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’Ă©pĂ©e la foi qu’il prĂȘchait". L’empereur aprĂšs s’ĂȘtre prononcĂ© de maniĂšre si peu amĂšne, explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi Ă travers la violence est une chose dĂ©raisonnable. La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’Ăąme. "Dieu n’apprĂ©cie pas le sang - dit-il -, ne pas agir selon la raison (logos). La foi est le fruit de l’Ăąme, non du corps. Celui, par consĂ©quent, qui veut conduire quelqu’un Ă la foi a besoin de la capacitĂ© de bien parler et de raisonner correctement, et non de la violence et de la menace... Pour convaincre une Ăąme raisonnable, il n’est pas besoin de disposer ni de son bras, ni d’instrument pour frapper, ni de quelqu’autre moyen que ce soit avec lequel on pourrait menacer une personne de mort... (âŠ) « Ne pas agir selon la raison, ne pas agir avec le logos, est contraire Ă la nature de Dieu" a dit Manuel II, partant de son image chrĂ©tienne de Dieu, Ă son interlocuteur persan. C’est Ă ce grand logos, Ă cette ampleur de la raison, que nous invitons nos interlocuteurs dans le dialogue des cultures. »
Les propos du souverain pontife soulevĂšrent de vives protestations dans le monde musulman dont les divers reprĂ©sentants exigĂšrent, selon leur « sensibilitĂ© », des excuses, des explications ou des clarifications.
Le dimanche 17, le pape annonça :
« En ce moment, je dĂ©sire seulement ajouter que je suis vivement attristĂ© par les rĂ©actions suscitĂ©es par un bref passage de mon discours Ă l’UniversitĂ© de Ratisbonne, considĂ©rĂ© comme offensant pour la sensibilitĂ© des croyants musulmans, alors qu’il s’agissait d’une citation d’un texte mĂ©diĂ©val qui n’exprime en aucune maniĂšre ma pensĂ©e personnelle ».
Le 20, au cours de son audience gĂ©nĂ©rale hebdomadaire, BenoĂźt XVI exprima son « profond respect pour les grandes religions et en particulier pour les musulmans » ; il annota le bas de la page du texte officiel de son discours de Ratisbonne : « En citant le texte de lâempereur Manuel II, jâentendais uniquement mettre en Ă©vidence le rapport essentiel entre foi et raison. Sur ce point, je suis dâaccord avec Manuel II, sans pour autant faire mienne sa polĂ©mique ».
Rappelons pour conclure cette sage prescription du Coran (II, 256 ou 257) :
« Point de violence en matiĂšre de religion⊠» (Traduit par Kasimirski, 1840)
« Nulle contrainte en religion ! » (http://quran.al-islam.com/frn/)
5. Le monde selon lâislam
La loi musulmane divise le monde en « dar al-islam » (lieu islamique) et « dar al-harb » (lieu de guerre, c’est-Ă -dire de loi non musulmane et censĂ© ĂȘtre en voie de coranisation puisque lâobjectif de lâislam est lâinstauration de la loi de Dieu sur lâensemble du monde).
Les lois du djihad distinguent deux catĂ©gories d’ennemis non musulmans, les « kafir » (non-croyants) et les « ahl al-kitab » (peuples du Livre).
Le terme « peuples du Livre » ne dĂ©signait Ă l’origine que les juifs, les chrĂ©tiens et les sabĂ©ens, mais il inclut aujourdâhui d’autres communautĂ©s monothĂ©istes telles les mazdĂ©ens, adeptes du zoroastrisme.
Vaincus, les « peuples du Livre » doivent se soumettre Ă l’autoritĂ© politique musulmane pour Ă©viter le djihad ou pour y mettre fin et ils peuvent alors conserver leur foi et leur organisation religieuse : leur statut, dĂ©fini comme « dhimmi » (hĂŽte protĂ©gĂ©), est infĂ©rieur Ă celui d’un musulman et ils doivent payer un tribut, la « jizya ».
Pour ce qui est des non-croyants, c’est-Ă -dire, ceux que les musulmans ne reconnaissent pas comme « peuples du Livre », tels que les bouddhistes et les hindous, ils doivent se convertir Ă l’islam ou ĂȘtre rĂ©duits Ă l’esclavage. Cependant, ce principe ne fut pas systĂ©matiquement appliquĂ©.
Un converti Ă l’islam ne peut renoncer Ă sa nouvelle religion, qu’il soit un « dhimmi » ou un paĂŻen, car c’est un pĂ©chĂ© mortel que d’abandonner l’islam, mĂȘme pour une religion dont la rĂ©vĂ©lation est reconnue.
6. Citations
« La guerre sainte la plus mĂ©ritoire est celle qu’on fait Ă ses passions. » (Proverbe arabe)
« Les lions ne font point la guerre aux lions, ni les tigres aux tigres ; l’homme seul, malgrĂ© sa raison, fait ce que les animaux ne firent jamais. » (FĂ©nelon)
« Toute guerre entre hommes est une guerre entre frĂšres. » (Victor Hugo)
« Les guerres de religion sont de toutes les plus sanguinaires. » (Proudhon)
Rédigé par Beaujarret
