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Certains journaux arabes ont rĂ©cemment relatĂ© dans les dĂ©tails un accrochage qui a mis ‎en prise une Ă©tudiante islamiste revĂȘtue d’un niqab, (sorte de tchador) et le vĂ©nĂ©rable ‎Cheikh d’Al Azhar, en visite Ă  l’une des classes d’universitĂ©. Ce dernier avait intimĂ© l’ordre Ă  l’étudiante d’enlever son attirail en sa prĂ©sence en des termes jugĂ©s ‎autoritaires et non islamiques par certains. Le Cheikh motiva la dĂ©cision de son ukase ‎par le fait que le niqab relevait des us et coutumes et non d’un Ă©dit religieux. Ce qui ‎est formellement contestĂ© par certains milieux rigoristes, qui criĂšrent Ă  la trahison, Ă  ‎l’arbitraire, allant jusqu’à contester son autoritĂ© en la maniĂšre et d’ĂȘtre Ă  la solde du ‎rĂ©gime en place. Notre vĂ©nĂ©rable Cheikh dĂ»t essuyer les pires calomnies et ne manqua ‎pas de s’attirer les foudres et les ires des fondamentalistes religieux de tous bords, qui ‎l’accusĂšrent de tous les maux de la sociĂ©tĂ© arabo-musulmane.

Cet incident entre ‎l’étudiante et le vĂ©nĂ©rable Cheikh d’Al Azhar a trouvĂ© des Ă©chos mĂȘme dans les ‎medias europĂ©ens, en particulier anglo-saxons, qui ne manquĂšrent pas de commenter ‎l’évĂšnement en des termes ironiques sinon amusants. DĂ©sormais, nul ne pourrait ‎s’étonner de ce que les choses en soient arrivĂ©es lĂ . On eĂ»t dit que les musulmans ont ‎perdu tout sens de la mesure, lorsqu’ils se sont jurĂ© de se chamailler pour un bout de tissu, qui a pris des proportions exorbitantes. D’or et dĂ©jĂ , cette affaire ne s’est pas ‎limitĂ©e aux pays arabo-musulmans, mais a gagnĂ© aussi les pays europĂ©ens oĂč rĂ©sident ‎une grande communautĂ© musulmane, qui se voit pointĂ©e du doigt Ă  cause de ce qu’on ‎appelle la « question du foulard ».

Tout ĂȘtre raisonnable admettrait volontiers et ‎aisĂ©ment que l’habit n’est rien d’autre qu’un moyen pour se protĂ©ger des Ă©lĂ©ments et ‎qu’il peut varier d’une rĂ©gion Ă  une autre selon les conditions climatiques du lieu oĂč vit ‎la personne concernĂ©e. Un homme se trouvant sous une latitude borĂ©ale ne peut s’habiller de la mĂȘme façon qu’un autre se trouvant sous les tropiques ou l’équateur et ‎encore moins dans un dĂ©sert.

Mais hĂ©las, en matiĂšre de religion, la logique perd tout ‎son sens chez les maximalistes tenant d’une religion donnĂ©e ou plutĂŽt de l’interprĂ©tation qu’ils en font, lorsqu’ils s’ingĂ©nient Ă  trouver dans les textes sacrĂ©s et ‎hadiths ce qui rĂ©confortent leur point de vue, quitte Ă  tomber dans l’équivoque. ‎

L’habit, tel que prĂ©conisĂ© par la religion, selon le point de vue religieux, au lieu d’ĂȘtre ‎une protection contre les Ă©lĂ©ments, devient alors un symbole d’appartenance Ă  un ‎courant particulier ou Ă  une secte donnĂ©e. Pour certains(es), il est plus que cela, il est ‎devenu la marque qui diffĂ©rencie le croyant ou la croyante des autres. Sont apparus, ‎rĂ©cemment, dans le paysage national et mĂȘme Ă  l’étranger, d’étranges attirails, aussi ‎bien fĂ©minins que masculins. Des hommes dans les rues des villes europĂ©ennes qui ‎sont habillĂ©s Ă  la pachtoune et des femmes portant des bourqas ou des tchadors avec ‎des lunettes et des gants, en plein Ă©tĂ©.

Des petites filles qui sont renvoyĂ©es de l’école, ‎parce que leurs parents persistent Ă  vouloir leur porter le foulard dit islamique, ‎évoquant pour cela la libertĂ© du culte. On est parfois amusĂ© par le comportement des ‎adolescentes musulmanes. Combien de fois, n’ai-je pas vu de jeunes filles habillĂ©es Ă  ‎l’europĂ©enne, portant des pantalons jeans serrĂ©s, qui mettent en valeur leurs attributs ‎fĂ©minins, avec une pointe d’élĂ©gance, mais qui se cachent les cheveux avec un foulard dit islamique. Ce qui fait dire Ă  certains non sans vulgaritĂ©, « qu’elles se cachent la tĂȘte ‎et se dĂ©couvrent le c
 ». Je laisse cette image Ă  l’apprĂ©ciation du lecteur.

En fait, si ‎l’essence du commandement religieux Ă  la femme est de faire preuve de pudeur, en pratique on assiste au contraire. Et le foulard est lĂ , en signe d’obĂ©dience et de ‎soumission, plus par conformisme que par conviction. L’autre extrĂȘme est reprĂ©sentĂ©e ‎par une importation saoudienne et Ă©trangĂšre Ă  ces contrĂ©es. Combien de fois n’ai-je pas vu, en plusieurs endroits, des femmes de tous Ăąges, couvertes de noir de la tĂȘte ‎aux pieds (pour ne pas dire de pieds en cap), et avec des gants – sortes de tchador ou ‎khimar que portent les femmes saoudiennes et celles des pays du Golf - et portant des ‎lunettes noires. Pour ces femmes, le vĂȘtement est signe ostentatoire d’appartenance Ă  ‎une secte donnĂ© ou Ă  un courant religieux particulier. Il s’agit lĂ  d’une affirmation ‎d’une identitĂ© religieuse avec la volontĂ© de l’afficher publiquement.

En somme, il s’agit de faire Ă©tat d’une appartenance Ă  une idĂ©ologie bien dĂ©terminĂ©e, « celle des ‎sources anciennes ». Le haĂŻk de nos mĂšres et grand-mĂšres a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© par le nouvel ‎habit fĂ©minin oriental plus conforme aux prescriptions religieuses et donc, selon cette vision, plus musulman. Un observateur averti ne manquera pas de relever que les ‎jeunes femmes qui observent ces rĂšgles susdites vivent un paradoxe et des ‎contradictions visibles, tiraillĂ©es entre tradition et modernitĂ©.

Un exemple de ‎tiraillement entre tradition et modernitĂ© parmi d’autres est celui que l’on observe sur ‎nos plages, durant les journĂ©es chaudes d’étĂ©, oĂč l’on observe de jeunes femmes patauger dans la mer, portant des vĂȘtements de ville, qui ne sont pas conçus pour la ‎natation. Une fois le corps mouillĂ©, elles ont l’allure des statues grecques sans ‎toutefois, en avoir le charme hellĂ©nique. Un spectacle insolite analogue se prĂ©sente ‎aussi sur les terrains de sport, oĂč les jeunes filles, voulant s’exercer sont obligĂ©es de ‎porter un attirail qui entrave ses mouvements corporels, parce qu’il n’est pas conçu ‎pour le sport.

Le poids du contrĂŽle social et la soumission empĂȘchent toute vellĂ©itĂ© de ‎rĂ©flexion et encore moins de rĂ©bellion. Un jour, en mĂ©ditant sur les chamailles au sujet ‎de la tenue vestimentaire des femmes citadines d’aujourd’hui, feu ma grand-mĂšre, qui ‎comme les femmes amazighes de sa gĂ©nĂ©ration, n’avait connu de son temps que misĂšre ‎et privation, me dit philosophiquement que « le mal est fait Ă  l’esprit, qui se dĂ©range et c’est le corps ‎qui en souffre » Sages paroles. ‎

Mimoun

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Alger : Ou l’ignorance agissante

14 mai 2010

Notre pays, l’AlgĂ©rie, est plongĂ© dans une crise multidimensionnelle qui fragilise les populations et les rend vulnĂ©rables aux assauts des extrĂ©mistes islamistes, comme le sieur Benchennouf, mandatĂ© par le pouvoir d’Alger et du fait de la gestion de ce mĂȘme pouvoir.

AprĂšs avoir vĂ©cu une atroce guerre civile, oĂč les populations on Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©s par les islamistes et les forces de l’armĂ© combinĂ©e, suite Ă  l’assassinat de Matoub Lounes, suite Ă  l’assassina de trois jeunes manifestants Kabyles, suite Ă  l’assassina de Guermah Massinissa dans l’enceinte d’une gendarmerie, suite Ă  l’assassina, Ă  l’arme de guerre, de 128 Kabyles suite Ă  l’abandon des milliers de blessĂ©s et d’handicapĂ©s Ă  vie et de la Kabylie par le pouvoir d’Alger, les autres rĂ©gions et populations, suite au mutisme des intellectuels AlgĂ©riens et Benchenouf avec eux, si tant est qu’il en soit un, suite Ă  la CrĂ©ation du MAK (Mouvement pour l’Autonomie Kabyle) suite aux demandes officielles d’un statut d’autonomie, restĂ©es muettes, suite Ă  l’adhĂ©sion populaire et Ă  l’urgence de sortir le peuple Kabyle de la misĂšre sociale, Ă©conomique et culturelle dans lequel il est plongĂ© et des attaques islamistes, Ce dernier (le MAK) vient de prendre une dĂ©cision historique en annonçant la mise sur pied, Ă  Paris, un gouvernement provisoire kabyle.

Comme tout les gouvernements provisoires, y compris le GPRA, il ne pouvait ĂȘtre mis sur pied qu’à l’étranger, sieur Benchenouf, puisque le pouvoir totalitaire que tu feint de dĂ©noncer ne peut accepter une telle entreprise.

Vous parlez de risque de dĂ©membrement du pays ! Le pays est dĂ©jĂ  dĂ©membrĂ© depuis longtemps. L’instauration, de force, de la langue Arabe comme seule langue en Kabylie. L’interdiction d’une Ecole Kabyle qui dispenserait ce qu’elle dĂ©cide ĂȘtre essentiel et ou facultatif. Les opĂ©rations de dĂ©couragement des investisseurs Ă©trangers pour qu’il ne s’installent pas en Kabylie ; Le quadrillage de de cette derniĂšre par prĂšs de 30 000 militaires, les feux de foret et des oliveraies causĂ©s par ses mĂȘme militaires, l’installation des mines personnel dans certains champs, l’encouragement des terroristes Ă  s’installer en Kabylie aprĂšs les avoir virer des autres rĂ©gions, l’impunitĂ© des assassins de Massinissa Guermah de Matoub Lounes et des 3 manifestant plus les 128 autres, sont autant de causes qui aurait pousser n’importe quel peuple au monde Ă  prendre les armes pour se libĂ©rer de ses agresseurs. La Kabylie, elle, ne parle que d’autonomie, si tout va bien. Mais si un jour, dĂ©membrement devait u avoir et bien personne ne pourra aller contre le cours de l’histoire.

À un moment oĂč les pays du monde se cherchent des dĂ©nominateurs communs pour se regrouper afin de mieux dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de leurs peuples, Alger et Benchenouf expliquent aux Kabyles qu’ils ne forment qu’un seul peuple avec les AlgĂ©riens et il est Arabe . Pour trouver un dĂ©nominateur commun, sieur Benchenou, il faut d’abord reconnaitre et connaitre ce qui nous sĂ©pare. Pour se rassembler, justement, il faut ĂȘtre au moins deux et differents.

Souvenez-vous que la Kabylie avait votĂ© pour ses deux partis Kabyles et dĂ©mocrates alors que le reste de l’AlgĂ©rie avait portĂ© le projet du Front Islamique du Salut FIS. La Kabylie se voit dans un projet dĂ©mocrate. Le reste de l’AlgĂ©rie souhaitait un projet islamique basĂ© sur la charia. Alors sieur Benchenouf il nous faut trouver le juste dĂ©nominateur commun. Car pour l’instant tout nous sĂ©pare, la langue, le projet de sociĂ©tĂ© et la façon d’aborder le culte .

La Kabylie, sieur Benchenouf, avant de se rĂ©fĂ©rer aux autres nations desquelles elle pourrait s’inspirer effectivement, elle regarde d’abord dans son histoire. Vous qui maitrisez l’histoire du QuĂ©bec. Savez-vous quand est-ce la Kabylie avait perdu sa souverainetĂ© ? C’était face Ă  la France en 1871. AprĂšs la dĂ©faite militaire de la Kabylie le marĂ©chal Randon eut cette phrase : « finis Kabylie » Nous en avons fini avec la Kabylie. Suite Ă  cela la Kabylie Ă  Ă©tĂ© noyĂ© dans un magma AlgĂ©rien. Une AlgĂ©rie que le France s’était empressĂ© de crĂ©er de toutes piĂšces en 1839.

Lettre du GĂ©nĂ©ral Schneider, Ministre, SecrĂ©taire d’État de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 au MarĂ©chal ValĂ©e, gouverneur gĂ©nĂ©ral, crĂ©ant l’appellation d’ AlgĂ©rie. - Archives Service Historique de l’ArmĂ©e.

Monsieur le MarĂ©chal, jusqu’Ă  ce jour, le territoire que nous occupons dans le Nord de l’Afrique a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, dans la communication officielle, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l’Afrique, soit sous celui d’Ancienne RĂ©gence d’Alger, soit enfin sous celui d’AlgĂ©rie. Cette derniĂšre dĂ©nomination plus courte, plus simple et en mĂȘme temps plus prĂ©cise que toutes les autres, m’a semblĂ© devoir dorĂ©navant prĂ©valoir. Elle se trouve d’ailleurs dĂ©jĂ  consacrĂ©e par une application constante dans les documents distribuĂ©es aux chambres lĂ©gislatives et dans plusieurs discours du trĂŽne. Je vous invite en consĂ©quence Ă  prescrire les mesures nĂ©cessaires pour que les diverses autoritĂ©s, et gĂ©nĂ©ralement tous les agents qui, Ă  un titre quelconque se rattachant aux services civils ou militaires de notre colonie, aussi dans leur correspondance officielle, et dans leurs actes ou certificats quelconques qu’ils peuvent ĂȘtre amenĂ©s Ă  dĂ©livrer, Ă  substituer le mot AlgĂ©rie aux dĂ©nominations prĂ©cĂ©demment en usage. Recevez, Monsieur le MarĂ©chal, l’assurance de ma trĂšs haute considĂ©ration.

http://nice.algerianiste.free.fr/pages/alger_1839/algerie1839.html

Depuis, la Kabylie est entrĂ© dans le giron AlgĂ©rien. Et comme cela ne suffisait pas, des bureaux arabe ont Ă©tĂ© mis en place dĂšs 1873 par napolĂ©on III dans le but d’Arabiser le peuple kabyle, ses patronymes et ses non de villes et villages. Ainsi on dĂ©baptisa At yanni, At Dwala, At wertiren, ixerraten, Iwadiyen, I3azzugen en Beni yanni, Beni douala, Beni Ouartilene, Kharrata, Ouadhias, Azazga etc etc.

Et c’est dans cette AlgĂ©rie, pour laquelle la Kabylie s’est engagĂ©e massivement, qu’elle s’est retrouvĂ©e au lendemain de l’indĂ©pendance et dans un projet Arabo-islamique qui ne lui convenait pas. (Guerre du FFS de 1963, les poseurs de bombes de 1974, le printemps de 1980, le boycotte scolaire de 1994-1995, le soulĂšvement aprĂšs l’assassinat du poĂšte Kabyle Matoub Lounes et le soulĂšvement de 2001.

Ne voyez-vous pas que l’histoire va dans le sens de la libĂ©ration de la Kabylie ? Et ce pour ne retrouver que le statut qui Ă©tĂ© le sien avant son envahissement par l’armĂ©e Française Ă  partir de 1857.

Sieur Benchenouf, vous dites : « que les Kabyles continuent de vivre en harmonie avec leurs sƓurs et frĂšres des autres rĂ©gions d’AlgĂ©rie, comme c’est le cas depuis au moins 14 siĂšcles » Je vous dĂ©fie de me trouver la trace d’un embryon d’un quelconque Etat AlgĂ©rien qui aurait exister depuis 14 siĂšcle et qui aurait englober la Kabylie. Vos mensonges sont une insulte Ă  l’intelligence Kabyle en particulier et aux AlgĂ©riens en gĂ©nĂ©ral. Vous insultĂ© l’histoire du royaume de Koukou, celui des At Abas, Les hamadites, les Iktamen (Koutama) et toutes les dynasties Kabyles.

La Kabylie, une terre et un peuple. Vous essayez de nier son existence ! Elle vous reviendra en pleine face.

Vous justifiez vos Ă©crits anti-kabyle par l’urgence que nĂ©cessiterait le combat pour la dĂ©mocratie. Nous aurions tout entendu de la part d’un islamiste pour qui cette derniĂšre (dĂ©mocratie) est « kofr » impie. OĂč Ă©tiez-vous sieur Benchenouf quand la Kabylie en 1963 avait pris les armes pour un Etat dĂ©mocrate ? BernĂ©s par le charme des danseuses du ventre que Gamal Abdennacer vous envoyait ? Et en 1980 et en 2001 ? Pourquoi vous n’aviez pas initiez des pĂ©titions pour dire que les Kabyles sont vos frĂšres, qu’ils se battaient pour la dĂ©mocratie et qu’il ne fallait pas leur tirer dessus avec des armes de guerre ?

Quelle est cette dĂ©mocratie Ă  laquelle vous aspirez et qui nie l’autonomie d’un peuple ? Tout journaliste que vous ĂȘtes, vous ne savez pas que la plus part des pays dĂ©mocrate dans le monde, ne sont en vĂ©ritĂ© que le somme d’un ensemble de peuples autonomes ? L’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, le Canada, l’Australie, les USA, l’Italie et la liste est longue sont-ils des pays menacĂ©s par la disparition ou alors des pays puissant et unis ? MĂȘme des pays, beaucoup moins dĂ©mocratiques, comme les Emirats Arabes Unies, le NigĂ©ria et la Chine ont compris depuis longtemps la nĂ©cessitĂ© de se conformer Ă  ce mode de statuts d’autonomies des communautĂ©s de destins qui l’a composent. Vous-mĂȘme, sieur Benchenouf, vous soutenez l’indĂ©pendance du Sahara Occidental sur la base du droit Ă  l‘autodĂ©termination des peuples, cher Ă  l‘AlgĂ©rie. Dans le mĂȘme temps vous niez l’existence du peuple Kabyle. Vous reconnaissez le droit d’existence Ă  500 000 Sahraouis qui se proclament arabo-musulmans, tout comme le Maroc d’ailleurs et vous refusez le mĂȘme droit Ă  10 millions de Kabyles qui, par dĂ©finition, ne son pas Arabes et pas forcĂ©ment musulmans. Pourtant les Kabyles ne se projettent pas dans une indĂ©pendance mais une autonomie.

L’une des preuve que vous ne vous ĂȘtes jamais intĂ©ressĂ© Ă  la Kabylie, Ă  part pour l’attaquer ; est dans vos 5 points qui constitue votre pĂ©tition : « Exigeons des responsables du MAK, de cesser d’instrumentaliser la langue Tamazight comme un fonds de commerce »

Pour votre gouverne, le MAK n’a jamais parlĂ© de Tamazight en tant que telle. Il a toujours dit que la langue officielle de la Kabylie sera le Kabyle. Comprenez, le MAK ne veut en aucun cas imposer a langue des Kabyles Ă  l’ensemble des AlgĂ©riens. Vous devriez ĂȘtre satisfait au lieu de dire des incohĂ©rences.

Vous insister sur le fait que le MAK n’est mandatĂ© par personne. Comment que ça se fait que vous n’avez jamais rien dis quand le pouvoir AlgĂ©rien a dĂ©cidĂ© de l’Arabisation du peuple Kabyle ? Aussi, qui a mandatĂ© Krim, Abane, Amirouche, Ouamrane, Khider et les autres ?

D’autant plus, mais ça vous ne pouvez pas le savoir puisque vous ne lisez pas les Ă©crits des autonomistes, le MAK a demandĂ© officiellement Ă  l’Etat algĂ©rien, la tenue d’un rĂ©fĂ©rendum en Kabylie. La demande Ă  Ă©tĂ© renouvelĂ© il y a prĂšs de deux mois de ça. La rĂ©ponse, de cet Etat, consiste en un silence. Qui a peur du referendum ? Ets-ce le MAK, qui le rĂ©clame, ou l’Etat AlgĂ©rien qui ne dit rien ?

Sieur Benchenouf l’un de vos points dit ceci : « Exigeons des responsables du MAK de rendre publique toutes les tractations qu’ils mĂšnent avec des partenaires Ă©trangers – en particulier la France et le QuĂ©bec – dans une entreprise aventureuse qui porte atteinte Ă  l’ensemble de la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne
 »

Les rencontres du MAK avec les Etats civilisĂ©s que vous citez, sont rendu publiques depuis le dĂ©but. Le Mak agit dans la transparence et la preuve, vous oubliez de dire que notre mouvement a Ă©tĂ© reçu, aussi, par le gouvernement Flamand. Quant Ă  l’entreprise aventureuse qui, elle, porte atteinte rĂ©ellement Ă  l’ensemble de la sociĂ©tĂ© AlgĂ©rienne et Kabyle en particulier, se trouve dans l’islamisme et dans la nature de l’Etat Arabo-islamique AlgĂ©rien. Vous, criez au scandale pour la crĂ©ation d’un Gouvernement Provisoire Kabyle alors que vous Ɠuvrez Ă  mettre sur pied un Etat Islamique en AlgĂ©rie ! Je laisse les lecteurs, Kabyles, AlgĂ©riens et du monde entier, apprĂ©cier.

Vous continuez : « Exigeons du MAK, de publier la liste nominative de ses appuis dans le sĂ©rail politique algĂ©rien et des clans mafieux qui le composent, qui n’ont de cesse, pour perdurer, de faire avorter tout projet visant Ă  instaurer une vĂ©ritable dĂ©mocratie en AlgĂ©rie. »

Admettons que liste il y a. Elle vous servirait Ă  quoi ? Notons bien que la liste des patrons de l’Etat AlgĂ©rien circule sur le net. Ces gens-lĂ  que vous semblez dĂ©tester vous les connaissez. Ma question est la suivante, qu’est-ce que vous avez fait depuis le temps oĂč des livres les ont dĂ©noncĂ© nommĂ©ment ? La rĂ©ponse est rien ! Sinon qu’allez-vous faire Ă  partir du moment oĂč c’est le MAK qui vous donnerait une hypothĂ©tique liste ?

Sieur Benchenouf ce qui est intriguant ce sont vos derniĂšres palabres : « Nous mettons face Ă  leurs responsabilitĂ©s vis-Ă -vis du Droit International, certains pays Ă©trangers, ainsi que certaines ONG qui soutiennent l’aventurisme du MAK, en leur demandant de mesurer toute l’ampleur et les consĂ©quences de leur soutien. »

comptez-vous, vraiment, expliquer au gouvernement Flamand que l’Autonomie c’est de l’Aventurisme ? Oseriez-vous dire aux Etas fĂ©dĂ©raux de par le monde que leurs systĂšmes relĂšvent de l’aventure ? Diriez-vous Ă  la BaviĂšre qu’elle n’est pas Allemande ? Pourtant elle a un gouvernement avec de ministres et parlement ! Oseriez-vous dire aux Basques (large autonomie) que se sont des clowns ? Et Hong-Kong dans tout ça ? Est-vous plus intelligennt que l’Etat chinois ?

En plus de ça, comment comptez-vous prĂ©sentez la Kabylie au instances internationales ? Comme une rĂ©gion qui aspire Ă  une autonomie et une dĂ©mocratie, comme cela se dĂ©roule partout chez les peuples civilisĂ©s ! Ou alors vous allez lui confectionner une Kamis islamique dans laquelle vous aller la prĂ©senter en vous positionnant comme Ă©tant les dĂ©fenseurs de la dĂ©mocratie ?

Mais le plus intriguant est vĂŽtre toute derniĂšre phrase : « Pour une fiertĂ© kabyle, au sein d’une AlgĂ©rie libre, dĂ©mocratique et unie, nous ne cesserons d’Ɠuvrer ! »

Le MAK n’a jamais dit autre chose que ce que la phrase avec laquelle vous finissez ! Si, bien sĂ»r, le mot fiertĂ© que vous utilisez, comprend bien Une Ă©cole Kabyle, Des institutions Kabyles, Une Ă©conomie Kabyle un parlement Kabyle et en Kabyle. J’allais dire : « tout ça pour ça sieur Benchenouf ? »

Firman LALILI


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Les commentaires reçus :

  • Les erradicateurs de l’identite kabyle

    17 mai 2010, par Yiwen
    • Les erradicateurs de l’identite kabyle

      17 mai 2010, par adbouz
      • Les erradicateurs de l’identite kabyle

        17 mai 2010, par Yiwen
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    16 mai 2010, par Apulee
  • Qui vous a mandates pour creer un Etat Arabe sur un territoire amazigh ?

    16 mai 2010, par Azelaf
    • Qui vous a mandates pour creer un Etat Arabe sur un territoire amazigh ?

      16 mai 2010, par adbouz
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        17 mai 2010, par Azelaf
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    14 mai 2010, par Tafath
  • Kabyle.CON fait le CON

    14 mai 2010, par Azelaf
    • Kabyle.CON fait le CON

      18 mai 2010
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    14 mai 2010, par Alkapeca
    • benchenouf, le chawi au service de l’arabisme..Pleure kahina ,pleure.

      14 mai 2010
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    14 mai 2010, par aman idurar
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    14 mai 2010, par Akveyli
  • Alger : Ou l’ignorance agissante

    14 mai 2010
    • Vers une planete islamique

      14 mai 2010, par Antizombies
      • Le ben halouf et ses freres terroristes lisent ADN

        15 mai 2010, par adbouz
        • C’est boutef qui doit ĂȘtre soulagĂ©e..

          19 mai 2010
          • C’est boutef qui doit ĂȘtre soulagĂ©e..

            22 mai 2010, par Ajenad

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