Une autre version de l’Afrique du Nord, North Africa, Les Iles Canaries, le Maroc, l’AlgĂ©rie, la Kabylie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, North Africa, nordafrika, Berbere, Amazigh, Rif, Tamazgha, Souss, Awres, Chaoui, Touareg, Guanche,
Certains journaux arabes ont rĂ©cemment relatĂ© dans les dĂ©tails un accrochage qui a mis âen prise une Ă©tudiante islamiste revĂȘtue dâun niqab, (sorte de tchador) et le vĂ©nĂ©rable âCheikh dâAl Azhar, en visite Ă lâune des classes dâuniversitĂ©. Ce dernier avait intimĂ© lâordre Ă lâĂ©tudiante dâenlever son attirail en sa prĂ©sence en des termes jugĂ©s âautoritaires et non islamiques par certains. Le Cheikh motiva la dĂ©cision de son ukase âpar le fait que le niqab relevait des us et coutumes et non dâun Ă©dit religieux. Ce qui âest formellement contestĂ© par certains milieux rigoristes, qui criĂšrent Ă la trahison, Ă âlâarbitraire, allant jusquâĂ contester son autoritĂ© en la maniĂšre et dâĂȘtre Ă la solde du ârĂ©gime en place. Notre vĂ©nĂ©rable Cheikh dĂ»t essuyer les pires calomnies et ne manqua âpas de sâattirer les foudres et les ires des fondamentalistes religieux de tous bords, qui âlâaccusĂšrent de tous les maux de la sociĂ©tĂ©
arabo-musulmane. Cet incident entre âlâĂ©tudiante et le vĂ©nĂ©rable Cheikh dâAl Azhar a trouvĂ© des Ă©chos mĂȘme dans les âmedias europĂ©ens, en particulier anglo-saxons, qui ne manquĂšrent pas de commenter âlâĂ©vĂšnement en des termes ironiques sinon amusants. DĂ©sormais, nul ne pourrait âsâĂ©tonner de ce que les choses en soient arrivĂ©es lĂ . On eĂ»t dit que les musulmans ont âperdu tout sens de la mesure, lorsquâils se sont jurĂ© de se chamailler pour un bout de tissu, qui a pris des proportions exorbitantes. Dâor et dĂ©jĂ , cette affaire ne sâest pas âlimitĂ©e aux pays arabo-musulmans, mais a gagnĂ© aussi les pays europĂ©ens oĂč rĂ©sident âune grande communautĂ© musulmane, qui se voit pointĂ©e du doigt Ă cause de ce quâon âappelle la « question du foulard ». Tout ĂȘtre raisonnable admettrait volontiers et âaisĂ©ment que lâhabit nâest rien dâautre quâun moyen pour se protĂ©ger des Ă©lĂ©ments et âquâil peut varier dâune rĂ©gion Ă une autre selon les conditions climatiques du lieu oĂč vit âla personne concernĂ©e. Un homme se trouvant sous une latitude borĂ©ale ne peut sâhabiller de la mĂȘme façon quâun autre se trouvant sous les tropiques ou lâĂ©quateur et âencore moins dans un dĂ©sert. Mais hĂ©las, en matiĂšre de religion, la logique perd tout âson sens chez les maximalistes tenant dâune religion donnĂ©e ou plutĂŽt de lâinterprĂ©tation quâils en font, lorsquâils sâingĂ©nient Ă trouver dans les textes sacrĂ©s et âhadiths ce qui rĂ©confortent leur point de vue, quitte Ă tomber dans lâĂ©quivoque. â Lâhabit, tel que prĂ©conisĂ© par la religion, selon le point de vue religieux, au lieu dâĂȘtre âune protection contre les Ă©lĂ©ments, devient alors un symbole dâappartenance Ă un âcourant particulier ou Ă une secte
donnĂ©e. Pour certains(es), il est plus que cela, il est âdevenu la marque qui diffĂ©rencie le croyant ou la croyante des autres. Sont apparus, ârĂ©cemment, dans le paysage national et mĂȘme Ă lâĂ©tranger, dâĂ©tranges attirails, aussi âbien fĂ©minins que masculins. Des hommes dans les rues des villes europĂ©ennes qui âsont habillĂ©s Ă la pachtoune et des femmes portant des bourqas ou des tchadors avec âdes lunettes et des gants, en plein Ă©tĂ©. Des petites filles qui sont renvoyĂ©es de lâĂ©cole, âparce que leurs parents persistent Ă vouloir leur porter le foulard dit islamique, âĂ©voquant pour cela la libertĂ© du culte. On est parfois amusĂ© par le comportement des âadolescentes musulmanes. Combien de fois, nâai-je pas vu de jeunes filles habillĂ©es Ă âlâeuropĂ©enne, portant des pantalons jeans serrĂ©s, qui mettent en valeur leurs attributs âfĂ©minins, avec une pointe dâĂ©lĂ©gance, mais qui se cachent les cheveux avec un foulard dit islamique. Ce qui fait dire Ă certains non sans vulgaritĂ©, « quâelles se cachent la tĂȘte âet se dĂ©couvrent le c⊠». Je laisse
cette image Ă lâapprĂ©ciation du lecteur. En fait, si âlâessence du commandement religieux Ă la femme est de faire preuve de pudeur, en pratique on assiste au contraire. Et le foulard est lĂ , en signe dâobĂ©dience et de âsoumission, plus par conformisme que par conviction. Lâautre extrĂȘme est reprĂ©sentĂ©e âpar une importation saoudienne et Ă©trangĂšre Ă ces contrĂ©es. Combien de fois nâai-je pas vu, en plusieurs endroits, des femmes de tous Ăąges, couvertes de noir de la tĂȘte âaux pieds (pour ne pas dire de pieds en cap), et avec des gants â sortes de tchador ou âkhimar que portent les femmes saoudiennes et celles des pays du Golf - et portant des âlunettes noires. Pour ces femmes, le vĂȘtement est signe ostentatoire dâappartenance Ă âune secte donnĂ© ou Ă un courant religieux particulier. Il sâagit lĂ dâune affirmation âdâune identitĂ© religieuse avec la volontĂ© de lâafficher publiquement. En somme, il sâagit de faire Ă©tat dâune appartenance Ă une idĂ©ologie bien dĂ©terminĂ©e, « celle des âsources anciennes ». Le haĂŻk de nos mĂšres et grand-mĂšres a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© par le nouvel âhabit fĂ©minin oriental plus conforme aux prescriptions religieuses et donc, selon cette vision, plus musulman. Un observateur averti ne manquera pas de relever que les âjeunes femmes qui observent ces rĂšgles susdites vivent un paradoxe et des âcontradictions visibles, tiraillĂ©es entre tradition et modernitĂ©. Un exemple de âtiraillement entre tradition et modernitĂ© parmi dâautres est celui que lâon observe sur ânos plages, durant les journĂ©es chaudes dâĂ©tĂ©, oĂč lâon observe de jeunes femmes patauger dans la mer, portant des vĂȘtements de ville, qui ne sont pas conçus pour la ânatation. Une fois le corps mouillĂ©, elles ont lâallure des statues grecques sans âtoutefois, en avoir le charme hellĂ©nique. Un spectacle insolite analogue se prĂ©sente âaussi sur les terrains de sport, oĂč les jeunes filles, voulant sâexercer sont obligĂ©es de âporter un attirail qui entrave ses mouvements corporels, parce quâil nâest pas conçu âpour le sport. Le poids du contrĂŽle social et la soumission empĂȘchent toute vellĂ©itĂ© de ârĂ©flexion et encore moins de rĂ©bellion. Un jour, en mĂ©ditant sur les chamailles au sujet âde la tenue vestimentaire des femmes citadines dâaujourdâhui, feu ma grand-mĂšre, qui âcomme les femmes amazighes de sa gĂ©nĂ©ration, nâavait connu de son temps que misĂšre âet privation, me dit philosophiquement que « le mal est fait Ă lâesprit, qui se dĂ©range et câest le corps âqui en souffre » Sages paroles. â Mimoun
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Notre pays, lâAlgĂ©rie, est plongĂ© dans une crise multidimensionnelle qui fragilise les populations et les rend vulnĂ©rables aux assauts des extrĂ©mistes islamistes, comme le sieur Benchennouf, mandatĂ© par le pouvoir dâAlger et du fait de la gestion de ce mĂȘme pouvoir.
AprĂšs avoir vĂ©cu une atroce guerre civile, oĂč les populations on Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©s par les islamistes et les forces de lâarmĂ© combinĂ©e, suite Ă lâassassinat de Matoub Lounes, suite Ă lâassassina de trois jeunes manifestants Kabyles, suite Ă lâassassina de Guermah Massinissa dans lâenceinte dâune gendarmerie, suite Ă lâassassina, Ă lâarme de guerre, de 128 Kabyles suite Ă lâabandon des milliers de blessĂ©s et dâhandicapĂ©s Ă vie et de la Kabylie par le pouvoir dâAlger, les autres rĂ©gions et populations, suite au mutisme des intellectuels AlgĂ©riens et Benchenouf avec eux, si tant est quâil en soit un, suite Ă la CrĂ©ation du MAK (Mouvement pour lâAutonomie Kabyle) suite aux demandes officielles dâun statut dâautonomie, restĂ©es muettes, suite Ă lâadhĂ©sion populaire et Ă lâurgence de sortir le peuple Kabyle de la misĂšre sociale, Ă©conomique et culturelle dans lequel il est plongĂ© et des attaques islamistes, Ce dernier (le MAK) vient de prendre une dĂ©cision historique en annonçant la mise sur pied, Ă Paris, un gouvernement provisoire kabyle.
Comme tout les gouvernements provisoires, y compris le GPRA, il ne pouvait ĂȘtre mis sur pied quâĂ lâĂ©tranger, sieur Benchenouf, puisque le pouvoir totalitaire que tu feint de dĂ©noncer ne peut accepter une telle entreprise.
Vous parlez de risque de dĂ©membrement du pays ! Le pays est dĂ©jĂ dĂ©membrĂ© depuis longtemps. Lâinstauration, de force, de la langue Arabe comme seule langue en Kabylie. Lâinterdiction dâune Ecole Kabyle qui dispenserait ce quâelle dĂ©cide ĂȘtre essentiel et ou facultatif. Les opĂ©rations de dĂ©couragement des investisseurs Ă©trangers pour quâil ne sâinstallent pas en Kabylie ; Le quadrillage de de cette derniĂšre par prĂšs de 30 000 militaires, les feux de foret et des oliveraies causĂ©s par ses mĂȘme militaires, lâinstallation des mines personnel dans certains champs, lâencouragement des terroristes Ă sâinstaller en Kabylie aprĂšs les avoir virer des autres rĂ©gions, lâimpunitĂ© des assassins de Massinissa Guermah de Matoub Lounes et des 3 manifestant plus les 128 autres, sont autant de causes qui aurait pousser nâimporte quel peuple au monde Ă prendre les armes pour se libĂ©rer de ses agresseurs. La Kabylie, elle, ne parle que dâautonomie, si tout va bien. Mais si un jour, dĂ©membrement devait u avoir et bien personne ne pourra aller contre le cours de lâhistoire.
Ă un moment oĂč les pays du monde se cherchent des dĂ©nominateurs communs pour se regrouper afin de mieux dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de leurs peuples, Alger et Benchenouf expliquent aux Kabyles quâils ne forment quâun seul peuple avec les AlgĂ©riens et il est Arabe . Pour trouver un dĂ©nominateur commun, sieur Benchenou, il faut dâabord reconnaitre et connaitre ce qui nous sĂ©pare. Pour se rassembler, justement, il faut ĂȘtre au moins deux et differents.
Souvenez-vous que la Kabylie avait votĂ© pour ses deux partis Kabyles et dĂ©mocrates alors que le reste de lâAlgĂ©rie avait portĂ© le projet du Front Islamique du Salut FIS. La Kabylie se voit dans un projet dĂ©mocrate. Le reste de lâAlgĂ©rie souhaitait un projet islamique basĂ© sur la charia. Alors sieur Benchenouf il nous faut trouver le juste dĂ©nominateur commun. Car pour lâinstant tout nous sĂ©pare, la langue, le projet de sociĂ©tĂ© et la façon dâaborder le culte .
La Kabylie, sieur Benchenouf, avant de se rĂ©fĂ©rer aux autres nations desquelles elle pourrait sâinspirer effectivement, elle regarde dâabord dans son histoire. Vous qui maitrisez lâhistoire du QuĂ©bec. Savez-vous quand est-ce la Kabylie avait perdu sa souverainetĂ© ? CâĂ©tait face Ă la France en 1871. AprĂšs la dĂ©faite militaire de la Kabylie le marĂ©chal Randon eut cette phrase : « finis Kabylie » Nous en avons fini avec la Kabylie. Suite Ă cela la Kabylie Ă Ă©tĂ© noyĂ© dans un magma AlgĂ©rien. Une AlgĂ©rie que le France sâĂ©tait empressĂ© de crĂ©er de toutes piĂšces en 1839.
Lettre du GĂ©nĂ©ral Schneider, Ministre, SecrĂ©taire d’Ătat de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 au MarĂ©chal ValĂ©e, gouverneur gĂ©nĂ©ral, crĂ©ant l’appellation d’ AlgĂ©rie. - Archives Service Historique de l’ArmĂ©e.
Monsieur le MarĂ©chal, jusqu’Ă ce jour, le territoire que nous occupons dans le Nord de l’Afrique a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, dans la communication officielle, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l’Afrique, soit sous celui d’Ancienne RĂ©gence d’Alger, soit enfin sous celui d’AlgĂ©rie. Cette derniĂšre dĂ©nomination plus courte, plus simple et en mĂȘme temps plus prĂ©cise que toutes les autres, m’a semblĂ© devoir dorĂ©navant prĂ©valoir. Elle se trouve d’ailleurs dĂ©jĂ consacrĂ©e par une application constante dans les documents distribuĂ©es aux chambres lĂ©gislatives et dans plusieurs discours du trĂŽne. Je vous invite en consĂ©quence Ă prescrire les mesures nĂ©cessaires pour que les diverses autoritĂ©s, et gĂ©nĂ©ralement tous les agents qui, Ă un titre quelconque se rattachant aux services civils ou militaires de notre colonie, aussi dans leur correspondance officielle, et dans leurs actes ou certificats quelconques qu’ils peuvent ĂȘtre amenĂ©s Ă dĂ©livrer, Ă substituer le mot AlgĂ©rie aux dĂ©nominations prĂ©cĂ©demment en usage. Recevez, Monsieur le MarĂ©chal, l’assurance de ma trĂšs haute considĂ©ration.
http://nice.algerianiste.free.fr/pages/alger_1839/algerie1839.html
Depuis, la Kabylie est entrĂ© dans le giron AlgĂ©rien. Et comme cela ne suffisait pas, des bureaux arabe ont Ă©tĂ© mis en place dĂšs 1873 par napolĂ©on III dans le but dâArabiser le peuple kabyle, ses patronymes et ses non de villes et villages. Ainsi on dĂ©baptisa At yanni, At Dwala, At wertiren, ixerraten, Iwadiyen, I3azzugen en Beni yanni, Beni douala, Beni Ouartilene, Kharrata, Ouadhias, Azazga etc etc.
Et câest dans cette AlgĂ©rie, pour laquelle la Kabylie sâest engagĂ©e massivement, quâelle sâest retrouvĂ©e au lendemain de lâindĂ©pendance et dans un projet Arabo-islamique qui ne lui convenait pas. (Guerre du FFS de 1963, les poseurs de bombes de 1974, le printemps de 1980, le boycotte scolaire de 1994-1995, le soulĂšvement aprĂšs lâassassinat du poĂšte Kabyle Matoub Lounes et le soulĂšvement de 2001.
Ne voyez-vous pas que lâhistoire va dans le sens de la libĂ©ration de la Kabylie ? Et ce pour ne retrouver que le statut qui Ă©tĂ© le sien avant son envahissement par lâarmĂ©e Française Ă partir de 1857.
Sieur Benchenouf, vous dites : « que les Kabyles continuent de vivre en harmonie avec leurs sĆurs et frĂšres des autres rĂ©gions dâAlgĂ©rie, comme câest le cas depuis au moins 14 siĂšcles » Je vous dĂ©fie de me trouver la trace dâun embryon dâun quelconque Etat AlgĂ©rien qui aurait exister depuis 14 siĂšcle et qui aurait englober la Kabylie. Vos mensonges sont une insulte Ă lâintelligence Kabyle en particulier et aux AlgĂ©riens en gĂ©nĂ©ral. Vous insultĂ© lâhistoire du royaume de Koukou, celui des At Abas, Les hamadites, les Iktamen (Koutama) et toutes les dynasties Kabyles.
La Kabylie, une terre et un peuple. Vous essayez de nier son existence ! Elle vous reviendra en pleine face.
Vous justifiez vos Ă©crits anti-kabyle par lâurgence que nĂ©cessiterait le combat pour la dĂ©mocratie. Nous aurions tout entendu de la part dâun islamiste pour qui cette derniĂšre (dĂ©mocratie) est « kofr » impie. OĂč Ă©tiez-vous sieur Benchenouf quand la Kabylie en 1963 avait pris les armes pour un Etat dĂ©mocrate ? BernĂ©s par le charme des danseuses du ventre que Gamal Abdennacer vous envoyait ? Et en 1980 et en 2001 ? Pourquoi vous nâaviez pas initiez des pĂ©titions pour dire que les Kabyles sont vos frĂšres, quâils se battaient pour la dĂ©mocratie et quâil ne fallait pas leur tirer dessus avec des armes de guerre ?
Quelle est cette dĂ©mocratie Ă laquelle vous aspirez et qui nie lâautonomie dâun peuple ? Tout journaliste que vous ĂȘtes, vous ne savez pas que la plus part des pays dĂ©mocrate dans le monde, ne sont en vĂ©ritĂ© que le somme dâun ensemble de peuples autonomes ? LâAllemagne, lâEspagne, la Suisse, le Canada, lâAustralie, les USA, lâItalie et la liste est longue sont-ils des pays menacĂ©s par la disparition ou alors des pays puissant et unis ? MĂȘme des pays, beaucoup moins dĂ©mocratiques, comme les Emirats Arabes Unies, le NigĂ©ria et la Chine ont compris depuis longtemps la nĂ©cessitĂ© de se conformer Ă ce mode de statuts dâautonomies des communautĂ©s de destins qui lâa composent. Vous-mĂȘme, sieur Benchenouf, vous soutenez lâindĂ©pendance du Sahara Occidental sur la base du droit Ă lâautodĂ©termination des peuples, cher Ă lâAlgĂ©rie. Dans le mĂȘme temps vous niez lâexistence du peuple Kabyle. Vous reconnaissez le droit dâexistence Ă 500 000 Sahraouis qui se proclament arabo-musulmans, tout comme le Maroc dâailleurs et vous refusez le mĂȘme droit Ă 10 millions de Kabyles qui, par dĂ©finition, ne son pas Arabes et pas forcĂ©ment musulmans. Pourtant les Kabyles ne se projettent pas dans une indĂ©pendance mais une autonomie.
Lâune des preuve que vous ne vous ĂȘtes jamais intĂ©ressĂ© Ă la Kabylie, Ă part pour lâattaquer ; est dans vos 5 points qui constitue votre pĂ©tition : « Exigeons des responsables du MAK, de cesser dâinstrumentaliser la langue Tamazight comme un fonds de commerce »
Pour votre gouverne, le MAK nâa jamais parlĂ© de Tamazight en tant que telle. Il a toujours dit que la langue officielle de la Kabylie sera le Kabyle. Comprenez, le MAK ne veut en aucun cas imposer a langue des Kabyles Ă lâensemble des AlgĂ©riens. Vous devriez ĂȘtre satisfait au lieu de dire des incohĂ©rences.
Vous insister sur le fait que le MAK nâest mandatĂ© par personne. Comment que ça se fait que vous nâavez jamais rien dis quand le pouvoir AlgĂ©rien a dĂ©cidĂ© de lâArabisation du peuple Kabyle ? Aussi, qui a mandatĂ© Krim, Abane, Amirouche, Ouamrane, Khider et les autres ?
Dâautant plus, mais ça vous ne pouvez pas le savoir puisque vous ne lisez pas les Ă©crits des autonomistes, le MAK a demandĂ© officiellement Ă lâEtat algĂ©rien, la tenue dâun rĂ©fĂ©rendum en Kabylie. La demande Ă Ă©tĂ© renouvelĂ© il y a prĂšs de deux mois de ça. La rĂ©ponse, de cet Etat, consiste en un silence. Qui a peur du referendum ? Ets-ce le MAK, qui le rĂ©clame, ou lâEtat AlgĂ©rien qui ne dit rien ?
Sieur Benchenouf lâun de vos points dit ceci : « Exigeons des responsables du MAK de rendre publique toutes les tractations quâils mĂšnent avec des partenaires Ă©trangers â en particulier la France et le QuĂ©bec â dans une entreprise aventureuse qui porte atteinte Ă lâensemble de la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne⊠»
Les rencontres du MAK avec les Etats civilisĂ©s que vous citez, sont rendu publiques depuis le dĂ©but. Le Mak agit dans la transparence et la preuve, vous oubliez de dire que notre mouvement a Ă©tĂ© reçu, aussi, par le gouvernement Flamand. Quant Ă lâentreprise aventureuse qui, elle, porte atteinte rĂ©ellement Ă lâensemble de la sociĂ©tĂ© AlgĂ©rienne et Kabyle en particulier, se trouve dans lâislamisme et dans la nature de lâEtat Arabo-islamique AlgĂ©rien. Vous, criez au scandale pour la crĂ©ation dâun Gouvernement Provisoire Kabyle alors que vous Ćuvrez Ă mettre sur pied un Etat Islamique en AlgĂ©rie ! Je laisse les lecteurs, Kabyles, AlgĂ©riens et du monde entier, apprĂ©cier.
Vous continuez : « Exigeons du MAK, de publier la liste nominative de ses appuis dans le sĂ©rail politique algĂ©rien et des clans mafieux qui le composent, qui nâont de cesse, pour perdurer, de faire avorter tout projet visant Ă instaurer une vĂ©ritable dĂ©mocratie en AlgĂ©rie. »
Admettons que liste il y a. Elle vous servirait Ă quoi ? Notons bien que la liste des patrons de lâEtat AlgĂ©rien circule sur le net. Ces gens-lĂ que vous semblez dĂ©tester vous les connaissez. Ma question est la suivante, quâest-ce que vous avez fait depuis le temps oĂč des livres les ont dĂ©noncĂ© nommĂ©ment ? La rĂ©ponse est rien ! Sinon quâallez-vous faire Ă partir du moment oĂč câest le MAK qui vous donnerait une hypothĂ©tique liste ?
Sieur Benchenouf ce qui est intriguant ce sont vos derniĂšres palabres : « Nous mettons face Ă leurs responsabilitĂ©s vis-Ă -vis du Droit International, certains pays Ă©trangers, ainsi que certaines ONG qui soutiennent lâaventurisme du MAK, en leur demandant de mesurer toute lâampleur et les consĂ©quences de leur soutien. »
comptez-vous, vraiment, expliquer au gouvernement Flamand que lâAutonomie câest de lâAventurisme ? Oseriez-vous dire aux Etas fĂ©dĂ©raux de par le monde que leurs systĂšmes relĂšvent de lâaventure ? Diriez-vous Ă la BaviĂšre quâelle nâest pas Allemande ? Pourtant elle a un gouvernement avec de ministres et parlement ! Oseriez-vous dire aux Basques (large autonomie) que se sont des clowns ? Et Hong-Kong dans tout ça ? Est-vous plus intelligennt que lâEtat chinois ?
En plus de ça, comment comptez-vous présentez la Kabylie au instances internationales ? Comme une région qui aspire à une autonomie et une démocratie, comme cela se déroule partout chez les peuples civilisés ! Ou alors vous allez lui confectionner une Kamis islamique dans laquelle vous aller la présenter en vous positionnant comme étant les défenseurs de la démocratie ?
Mais le plus intriguant est vĂŽtre toute derniĂšre phrase : « Pour une fiertĂ© kabyle, au sein dâune AlgĂ©rie libre, dĂ©mocratique et unie, nous ne cesserons dâĆuvrer ! »
Le MAK nâa jamais dit autre chose que ce que la phrase avec laquelle vous finissez ! Si, bien sĂ»r, le mot fiertĂ© que vous utilisez, comprend bien Une Ă©cole Kabyle, Des institutions Kabyles, Une Ă©conomie Kabyle un parlement Kabyle et en Kabyle. Jâallais dire : « tout ça pour ça sieur Benchenouf ? »
Firman LALILI