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Certains journaux arabes ont récemment relaté dans les détails un accrochage qui a mis ‎en prise une étudiante islamiste revêtue d’un niqab, (sorte de tchador) et le vénérable ‎Cheikh d’Al Azhar, en visite à l’une des classes d’université. Ce dernier avait intimé l’ordre à l’étudiante d’enlever son attirail en sa présence en des termes jugés ‎autoritaires et non islamiques par certains. Le Cheikh motiva la décision de son ukase ‎par le fait que le niqab relevait des us et coutumes et non d’un édit religieux. Ce qui ‎est formellement contesté par certains milieux rigoristes, qui crièrent à la trahison, à ‎l’arbitraire, allant jusqu’à contester son autorité en la manière et d’être à la solde du ‎régime en place. Notre vénérable Cheikh dût essuyer les pires calomnies et ne manqua ‎pas de s’attirer les foudres et les ires des fondamentalistes religieux de tous bords, qui ‎l’accusèrent de tous les maux de la société arabo-musulmane.

Cet incident entre ‎l’étudiante et le vĂ©nĂ©rable Cheikh d’Al Azhar a trouvĂ© des Ă©chos mĂŞme dans les ‎medias europĂ©ens, en particulier anglo-saxons, qui ne manquèrent pas de commenter ‎l’évènement en des termes ironiques sinon amusants. DĂ©sormais, nul ne pourrait ‎s’étonner de ce que les choses en soient arrivĂ©es lĂ . On eĂ»t dit que les musulmans ont ‎perdu tout sens de la mesure, lorsqu’ils se sont jurĂ© de se chamailler pour un bout de tissu, qui a pris des proportions exorbitantes. D’or et dĂ©jĂ , cette affaire ne s’est pas ‎limitĂ©e aux pays arabo-musulmans, mais a gagnĂ© aussi les pays europĂ©ens oĂą rĂ©sident ‎une grande communautĂ© musulmane, qui se voit pointĂ©e du doigt Ă  cause de ce qu’on ‎appelle la « question du foulard ».

Tout être raisonnable admettrait volontiers et ‎aisément que l’habit n’est rien d’autre qu’un moyen pour se protéger des éléments et ‎qu’il peut varier d’une région à une autre selon les conditions climatiques du lieu où vit ‎la personne concernée. Un homme se trouvant sous une latitude boréale ne peut s’habiller de la même façon qu’un autre se trouvant sous les tropiques ou l’équateur et ‎encore moins dans un désert.

Mais hélas, en matière de religion, la logique perd tout ‎son sens chez les maximalistes tenant d’une religion donnée ou plutôt de l’interprétation qu’ils en font, lorsqu’ils s’ingénient à trouver dans les textes sacrés et ‎hadiths ce qui réconfortent leur point de vue, quitte à tomber dans l’équivoque. ‎

L’habit, tel que préconisé par la religion, selon le point de vue religieux, au lieu d’être ‎une protection contre les éléments, devient alors un symbole d’appartenance à un ‎courant particulier ou à une secte donnée. Pour certains(es), il est plus que cela, il est ‎devenu la marque qui différencie le croyant ou la croyante des autres. Sont apparus, ‎récemment, dans le paysage national et même à l’étranger, d’étranges attirails, aussi ‎bien féminins que masculins. Des hommes dans les rues des villes européennes qui ‎sont habillés à la pachtoune et des femmes portant des bourqas ou des tchadors avec ‎des lunettes et des gants, en plein été.

Des petites filles qui sont renvoyĂ©es de l’école, ‎parce que leurs parents persistent Ă  vouloir leur porter le foulard dit islamique, ‎évoquant pour cela la libertĂ© du culte. On est parfois amusĂ© par le comportement des ‎adolescentes musulmanes. Combien de fois, n’ai-je pas vu de jeunes filles habillĂ©es Ă  ‎l’europĂ©enne, portant des pantalons jeans serrĂ©s, qui mettent en valeur leurs attributs ‎fĂ©minins, avec une pointe d’élĂ©gance, mais qui se cachent les cheveux avec un foulard dit islamique. Ce qui fait dire Ă  certains non sans vulgaritĂ©, « qu’elles se cachent la tĂŞte ‎et se dĂ©couvrent le c… ». Je laisse cette image Ă  l’apprĂ©ciation du lecteur.

En fait, si ‎l’essence du commandement religieux à la femme est de faire preuve de pudeur, en pratique on assiste au contraire. Et le foulard est là, en signe d’obédience et de ‎soumission, plus par conformisme que par conviction. L’autre extrême est représentée ‎par une importation saoudienne et étrangère à ces contrées. Combien de fois n’ai-je pas vu, en plusieurs endroits, des femmes de tous âges, couvertes de noir de la tête ‎aux pieds (pour ne pas dire de pieds en cap), et avec des gants – sortes de tchador ou ‎khimar que portent les femmes saoudiennes et celles des pays du Golf - et portant des ‎lunettes noires. Pour ces femmes, le vêtement est signe ostentatoire d’appartenance à ‎une secte donné ou à un courant religieux particulier. Il s’agit là d’une affirmation ‎d’une identité religieuse avec la volonté de l’afficher publiquement.

En somme, il s’agit de faire Ă©tat d’une appartenance Ă  une idĂ©ologie bien dĂ©terminĂ©e, « celle des ‎sources anciennes ». Le haĂŻk de nos mères et grand-mères a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© par le nouvel ‎habit fĂ©minin oriental plus conforme aux prescriptions religieuses et donc, selon cette vision, plus musulman. Un observateur averti ne manquera pas de relever que les ‎jeunes femmes qui observent ces règles susdites vivent un paradoxe et des ‎contradictions visibles, tiraillĂ©es entre tradition et modernitĂ©.

Un exemple de ‎tiraillement entre tradition et modernité parmi d’autres est celui que l’on observe sur ‎nos plages, durant les journées chaudes d’été, où l’on observe de jeunes femmes patauger dans la mer, portant des vêtements de ville, qui ne sont pas conçus pour la ‎natation. Une fois le corps mouillé, elles ont l’allure des statues grecques sans ‎toutefois, en avoir le charme hellénique. Un spectacle insolite analogue se présente ‎aussi sur les terrains de sport, où les jeunes filles, voulant s’exercer sont obligées de ‎porter un attirail qui entrave ses mouvements corporels, parce qu’il n’est pas conçu ‎pour le sport.

Le poids du contrĂ´le social et la soumission empĂŞchent toute vellĂ©itĂ© de ‎rĂ©flexion et encore moins de rĂ©bellion. Un jour, en mĂ©ditant sur les chamailles au sujet ‎de la tenue vestimentaire des femmes citadines d’aujourd’hui, feu ma grand-mère, qui ‎comme les femmes amazighes de sa gĂ©nĂ©ration, n’avait connu de son temps que misère ‎et privation, me dit philosophiquement que « le mal est fait Ă  l’esprit, qui se dĂ©range et c’est le corps ‎qui en souffre » Sages paroles. ‎

Mimoun

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Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie

23 novembre 2006

Contrairement aux autres rĂ©gions d’AlgĂ©rie oĂą les populations sont dociles en raison de plusieurs facteurs dont leur inculture dans le domaine des droits de l’homme, leur croyance exagĂ©rĂ©e en la fatalitĂ© et leur rĂ©signation absolue, la Kabylie a de tous les temps suscitĂ© l’inquiĂ©tude et la mĂ©fiance du Pouvoir algĂ©rien, car elle a toujours Ă©tĂ© revendicatrice. Ainsi, pour Ă©viter que la conscience des Kabyles contamine les autres populations, ce qui Ă©branlera certainement les fondements du totalitarisme dans notre pays, le rĂ©gime algĂ©rien s’est engagĂ© Ă  la fois dans plusieurs batailles contre la Kabylie. Dans l’une, il exerce un blocus multidimensionnel sur la rĂ©gion ; dans l’autre, il mène une campagne de diabolisation contre elle Ă  l’Ă©chelle nationale et internationale ; dans l’autre, il oeuvre pour sa dĂ©stabilisation et sa dislocation Ă  l’intĂ©rieur ; et dans l’autre encore, il s’active pour la vider de ses Ă©lites. Voici en dĂ©tail le plan destinĂ© Ă  briser la Kabylie, comme Ă©tabli par ceux qui ont Ă©rigĂ© la division, la dissension, la corruption, le pourrissement, l’intimidation, la violence et le meurtre en mode de gouvernance.

1. Incitation Ă  la violence et Ă  la perversion.

On se rappelle très bien qu’après l’assassinat du jeune Guermah dans les locaux de la gendarmerie, le ministre de l’IntĂ©rieur, M. Zerhouni, au lieu de calmer les esprits, a jetĂ© de l’huile sur le feu en dĂ©clarant la victime comme un vulgaire voyou. Puis comme si les Ă©meutes et les morts provoquĂ©s par cette dĂ©claration irresponsable n’ont pas assouvi la haine que porte le Pouvoir pour la Kabylie, le premier magistrat du pays, M. Bouteflika, vient Ă  Tizi-Ouzou pour dire " niet " Ă  l’officialisation de tamazight et devant des figures emblĂ©matiques de la cause berbère qui, sans doute, Ă©taient piĂ©gĂ©es. La rĂ©ponse Ă  cette provocation qui porte en elle le germe de la division est immĂ©diate : la Kabylie s’embrase de nouveau et le chantre AĂŻt Menguellet subit la colère des Kabyles pour avoir assistĂ© au discours insultant du Chef de l’Etat.

Celui-ci, fidèle Ă  sa politique divisionniste, revient Ă  la charge quelques annĂ©es plus tard, c’est-Ă -dire rĂ©cemment dans son meeting Ă  Constantine, et confirme son opposition Ă  l’officialisation de la langue mère des millions d’AlgĂ©riens. Par ses propos provocateurs, il espĂ©rait sans doute pousser la Kabylie vers le chaos pour avoir refusĂ© de cautionner la charte de la honte qu’il a confectionnĂ©e afin de protĂ©ger son rĂ©gime et ses alliĂ©s islamistes contre les victimes du terrorisme dont le mouvement ne cesse de s’amplifier et de mieux s’organiser. Dieu merci, son espoir est vain cette fois-ci ! Sur un autre front, le Pouvoir s’engage dans une autre batail dĂ©stabilisatrice ; il s’agit pour lui de crĂ©er un faux problème qui puisse provoquer la haine et la violence parmi les citoyens de la Kabylie et entre ceux-ci et leurs Ă©lus locaux, afin de se frayer le chemin vers le contrĂ´le de la rĂ©gion, lequel contrĂ´le est depuis l’avènement du pluralisme en AlgĂ©rie est entre les mains de deux partis, Ă  savoir le FFS (Front des Forces Socialistes) et le RCD (Rassemblement pour la Culture et la DĂ©mocratie). Ainsi, le reprĂ©sentant du Pouvoir, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, un originaire de Kabylie, s’accorde avec l’aile dialoguiste du mouvement citoyen menĂ© par Abrika pour rĂ©voquer les Ă©lus locaux (majoritairement du FFS et du RCD) considĂ©rĂ©s depuis comme indus. Dans cette combine, le Pouvoir s’est appuyĂ© entièrement sur ses hĂ´tes, novices en politique dois-je prĂ©ciser, qu’il a aveuglĂ©s avec l’officialisation illusoire de tamazight afin d’accepter de dresser la population kabyle contre ses Ă©lus.

Ce plan diabolique a rĂ©ussi Ă  envenimer les relations entre les militants du mouvement citoyen et ceux du FFS et du RCD, autrement dit entre les Kabyles et leurs frères kabyles, jusqu’au jour oĂą, depuis Constantine, comme pour signer la fin de la mission des dialoguistes, le PrĂ©sident de la rĂ©publique a brisĂ© le charme entretenu par le Chef du gouvernement sur Abrika et ses compagnons. Ceux-ci sont enfin conscients de la grande farce dont ils sont victimes, mais ils se trouvent dans l’impossibilitĂ© de changer les choses ; tamazight n’est pas officialisĂ©e et les Ă©lections partielles auront bien lieu dans le courant de cette annĂ©e, Ă  la grande joie du Pouvoir qui se prĂ©pare dès maintenant pour l’envahissement de la Kabylie qu’il compte mettre Ă  genou Ă  tout prix. Une autre mĂ©thode que le Pouvoir est entrain d’employer contre la Kabylie est la crĂ©ation d’un climat d’insĂ©curitĂ©. Les forces de l’ordre (police, gendarmerie, armĂ©e) ferment les yeux, voire encouragent tout ce qui peut nuire Ă  la rĂ©gion : culture de plants et vente de la drogue, alcoolisme, dĂ©bauche, racket, vol et agression. On voit bien parfois les dĂ©placements des convois de l’ANP (ArmĂ©e Nationale Populaire) et les interventions bruyantes de la gendarmerie, mais ce ne sont en fait que des manĹ“uvres destinĂ©es Ă  tromper la population locale. Des preuves ne manquent pas : premièrement, non seulement les narcotiques se vendent partout par des personnes connues des services de sĂ©curitĂ© en raison des plaintes et dĂ©nonciation des citoyens, mais se cultivent aussi sans aucune apprĂ©hension de la loi qui n’autorise pas ce genre de culture. Selon les dires du leader du RCD, lors de sa campagne anti-rĂ©fĂ©rendaire, il existe en Kabylie 17 parcelles de terrain destinĂ©es pour la production de la drogue. Deuxièmement, on voit en Kabylie une prolifĂ©ration alarmante des lieux de dĂ©bauche et d’enivrement.

Et comme si bars et cabarets, employant d’ailleurs toutes sortes de personnes " dites de moeurs lĂ©gères " susceptibles de transmettre des maladies sexuelles, ne suffisent pas pour la perversion programmĂ©e des citoyens kabyles, les autoritĂ©s ferment les yeux sur l’installation illĂ©gale, le long des routes nationales et Ă  l’entrĂ©e et sortie des villes et villages, de cabanes qui servent de l’alcool Ă  tout venant, y compris aux adolescents. Ainsi, sous l’effet des stupĂ©fiants et de l’alcool, nos jeunes se bagarrent entre eux et commettent d’autres mĂ©faits plus graves comme le vol Ă  main armĂ©e, le tapage nocturne, la provocation extrĂŞme des filles non accompagnĂ©es, la destruction des biens publiques, etc. MĂŞme notre environnement est dĂ©sormais dĂ©figurĂ© par des milliers de bouteilles de bière que jettent nuit et jour les ivrognes fabriquĂ©s par le rĂ©gime.

La Kabylie ressemble en cela Ă  une vĂ©ritable rĂ©serve indienne oĂą les habitants sont abandonnĂ©s Ă  leur propre sort. Troisièmement, on a remarquĂ© ces dernières annĂ©es la multiplication, dans la rĂ©gion, de " vrais faux " barrages destinĂ©s Ă  racketter les citoyens. Le plus Ă©tonnant est que ces barrages, bien qu’ils soient si rĂ©guliers dans leur frĂ©quence et leur place, n’attirent jamais l’attention des forces de sĂ©curitĂ© au bon moment. Les bandits font leur sale besogne en toute quiĂ©tude et l’armĂ©e intervient quelques jours après en bombardant Ă  tort et Ă  travers les maquis, brĂ»lant nos forĂŞts et dissĂ©minant les troupeaux de nos bergers.

2. Isolement de la Kabylie

Cet isolement se manifeste sous plusieurs formes. Tout d’abord, pour inciter les AlgĂ©riens des autres rĂ©gions Ă  diaboliser les Kabyles et Ă  ne pas se solidariser avec eux lors de leurs rĂ©voltes contre le rĂ©gime en place et les descentes punitives des forces dites de l’ordre qui s’ensuivent, le Pouvoir leur dĂ©crit la Kabylie comme une rĂ©gion sĂ©cessionniste, athĂ©e et dĂ©pourvue de tout esprit patriotique. Qui ne se souvient des attaques, lors du semblant de dĂ©bat de l’APN (AssemblĂ©e Populaire Nationale) sur les Ă©vĂ©nements de Kabylie, de certains partis acquis au Pouvoir contre le FFS dont le leader, Hocine AĂŻt Ahmed, est accusĂ© de haute trahison pour avoir rĂ©clamĂ© une enquĂŞte internationale sur les dĂ©passements des forces dites de sĂ©curitĂ© ? Je me rappelle aussi que lors de la grandiose marche du 14 juin 2001 sur la capitale, les capturĂ©s parmi les manifestants ont Ă©tĂ© contraints par les agents de la CNS (Compagnie Nationale de SĂ©curitĂ©) de se dĂ©clarer juifs en contrepartie de leur libĂ©ration ! En fait, les esprits des Arabes algĂ©riens (Ă  inclure aussi une bonne partie de Berbères) ont Ă©tĂ© de tout temps minĂ©s par de pires idĂ©es contre les Kabyles et on ne peut les Ă©numĂ©rer toutes ici.

L’isolement de la Kabylie est apparent Ă©galement dans le maigre investissement de l’Etat dans la rĂ©gion. L’Etat n’attribuant des budgets qu’en fonction de la docilitĂ©, voire d’assujettissement d’une rĂ©gion, la Kabylie, connue pour sa rĂ©bellion, se voit ainsi privĂ©e presque de toute assistance de l’Etat et ne survit - heureusement ! - que grâce Ă  l’argent des immigrĂ©s. Il y a un autre aspect de l’isolement imposĂ© par le Pouvoir sur la Kabylie. Ă€ chaque scrutin boycottĂ© par les Kabyles en raison des pratiques anti-dĂ©mocratiques du rĂ©gime (manque de transparence, ralliement par corruption et intimidation, bourrages des urnes, etc.), les rĂ©sultats finaux sont gonflĂ©s Ă  l’extrĂŞme afin de signaler aux Kabyles l’insignifiance de leur poids Ă  l’Ă©chelle nationale. Par cette astuce, le Pouvoir vise la vexation des Kabyles pour les faire taire et ne pas servir d’exemple de militants pour la libertĂ© et la dĂ©mocratie pour le reste des AlgĂ©riens.

3. Organisation de campagnes anti-kabyles

Pour souiller l’image des Kabyles trop gĂŞnants, le rĂ©gime algĂ©rien met en Ĺ“uvre d’autres moyens plus efficaces comme les mĂ©dias. L’ENTV (chaĂ®ne publique de la tĂ©lĂ©vision algĂ©rienne), fermĂ©e Ă  l’opposition et diffusant tout sauf la vĂ©ritĂ©, bat le record dans l’insulte et la manipulation des esprits des AlgĂ©riens contre la Kabylie et ses habitants. On se souvient très bien de la couverture de cette " machine Ă  mentir " des Ă©vĂ©nements du Printemps Noir, en particulier la grandiose marche du 14 juin 2001. Comme on ne peut oublier les propos insultants et mensongers de certains parlementaires lors des dĂ©bats de l’APN sur les Ă©vĂ©nements en questions, lesquels dĂ©bats ont Ă©tĂ© transmis en direct par cette maudite chaĂ®ne. MĂŞme l’ex-chef de l’AIS (ArmĂ©e Islamiste du Salut), Madani Merzag, (ex-chef terroriste repenti) a eu rĂ©cemment la permission de l’Etat de s’exprimer sur les places publiques ou dans les colonnes de certains journaux anti-kabyles Ă  la solde du rĂ©gime, comme le quotidien arabophone " ech-chourouk ", pour jeter son venin sur toute la Kabylie.

4. Emploi de la triade "exil, emprisonnement, assassinat"

Pour vider la Kabylie de sa substance vitale qui la meut, le Pouvoir procède de plusieurs façons dont, plus efficace, la pratique de l’exil forcĂ©, l’incarcĂ©ration et l’assassinat. Les premiers Kabyles Ă  ĂŞtre expulsĂ©s de l’AlgĂ©rie dès l’IndĂ©pendance, et ce pour avoir Ă©tĂ© opposants aux visĂ©es panarabistes du rĂ©gime d’alors, sont sans doute le chanteur Slimane Azem et le politicien Hocine AĂŻt Ahmed, leader du FFS. Quelques annĂ©es plus tard, c’est-Ă -dire durant la pĂ©riode qui s’Ă©tale de 1970 Ă  1980, une autre gĂ©nĂ©ration " de sĂ©cessionnistes, de marginaux et de fauteurs de trouble", selon les termes de la presse gouvernementale de cette pĂ©riode-lĂ , apparaĂ®t et subit l’emprisonnement et tout ce qui s’ensuit de pire comme torture et humiliation. Les chanteurs Ferhat Mhenni et Lounis AĂŻt Menguellet, les militants de la revendication amazighe dont Djamal Zennati, Mohamed Haroun, Lehsene Bahbouh, le prĂ©sident du quotidien pro-kabyle " Le Matin " Mohamed Benchicou, le caricaturiste Dilem Ali, et j’en passe, ont tous connus les geĂ´les pour avoir refusĂ© la politique assimilationniste et d’assujettissement prĂ´nĂ©e par le Pouvoir Ă  l’Ă©gard des Kabyles. Puis comme ces pratiques se sont avĂ©rĂ©es inefficaces, le rĂ©gime est soupçonnĂ©, voire impliquĂ© par la vox populi d’avoir recouru Ă  des assassinats masquĂ©s de diffĂ©rentes manières.

Ainsi, l’Ă©crivain Mouloud Mammeri, juste après les Ă©vĂ©nements d’octobre 88 qui ont inaugurĂ© une nouvelle ère pour l’AlgĂ©rie, une ère de multipartisme, de libertĂ© d’expression et d’association, a trouvĂ© la mort " accidentellement " avec sa voiture sur la route de AĂŻn Defla en rentrant du Maroc oĂą il a participĂ© Ă  une rencontre de berbĂ©risant. Aujourd’hui, personne en Kabylie ne croit Ă  un simple accident de roulage. Le motif de sa liquidation est bien clair : certains effrayĂ©s de ce qu’un intellectuel de la trempe de Mammeri peut faire dans le domaine des libertĂ©s linguistique et culturelle dans le nouveau contexte n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  " arranger " un dĂ©rapage. Le meurtre commis sur la personne de ce chercheur et Ă©crivain talentueux marque, dans l’AlgĂ©rie post-indĂ©pendance bien entendu, le dĂ©but d’une sĂ©rie d’assassinat de valeureux Kabyles. Tahar Djaout, SmaĂŻl Yefseh, SaĂŻd Makbel, Lounas Matoub, ont tous Ă©tĂ©, d’une façon ou d’une autre, Ă©liminĂ©s directement ou indirectement par les services occultes autour du Pouvoir et Ă  chaque fois celui-ci attribue le meurtre, interrogatoire filmĂ© par l’ENTV Ă  l’appui, aux terroristes islamistes. La guerre que mène le rĂ©gime totalitaire algĂ©rien contre la Kabylie depuis le soi-disant recouvrement de la souverainetĂ© nationale n’a pas encore atteint tous ses objectifs, mais il faut quand mĂŞme avouer que la rĂ©gion a subit de graves dĂ©gâts qui hypothèquent son avenir : les investisseurs locaux la dĂ©sertent, les nationaux et les Ă©trangers s’en mĂ©fient, les jeunes qui souffrent du chĂ´mage sombrent dans l’alcoolisme, la drogue et autres vices. Enfin tous les ingrĂ©dients d’une bombe qui dĂ©chiquetterait un jour le corps fragilisĂ© de la sociĂ©tĂ© kabyle sont lĂ . Il est donc urgent que les Kabyles abandonnent leurs querelles partisanes, qui rĂ©jouissent le Pouvoir, et s’unissent pour la sauvegarde de leur rĂ©gion.

Par Messaoudi Djaafar

http://www.amazighworld.org/human_right … php ?Id=521


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Les commentaires reçus :

  • Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie NEGH EL ABACHAGHA ABRIKA ?

    27 décembre 2007, par Alkapeca
  • Le pouvoir maffieux et la" pseudo-agression" sur abrika

    5 décembre 2006, par Alkapeca
    • Le pouvoir maffieux et la" pseudo-agression" sur abrika

      28 janvier 2008, par l’Ă©crivain ALI Bouaziz
      • abrika L’IMPOSTEUR

        28 janvier 2008, par Alkapeca
        • abrika L’IMPOSTEUR

          28 janvier 2008, par SAMIA BOGHNI KABYLIE
          • abrika L’IMPOSTEUR

            28 janvier 2008, par a passer-by.
            • abrika L’IMPOSTEUR

              29 janvier 2008, par Un paĂŻen
            • abrika L’IMPOSTEUR

              29 janvier 2008, par KAHINA BORDJ MENAIEL
              • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                30 janvier 2008, par a passer-by
                • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                  30 janvier 2008
                • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                  30 janvier 2008, par asardun
                  • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                    30 janvier 2008, par a passer-by
                    • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                      30 janvier 2008, par asardun
                    • pauvre con de "a passer-by"

                      30 janvier 2008, par La Mécréante
                • abrika L’ARABE et lounis ait menguelet ?

                  1er février 2008, par Alkapeca
  • Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie

    24 novembre 2006, par djamal awzelleg
  • Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie

    24 novembre 2006, par Messaoudi Djaafar
  • Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie

    24 novembre 2006, par Mistigri
    • Le plan du Pouvoir pour briser la Kabylie

      30 juillet 2008, par Ghandhi

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