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Certains journaux arabes ont récemment relaté dans les détails un accrochage qui a mis ‎en prise une étudiante islamiste revêtue d’un niqab, (sorte de tchador) et le vénérable ‎Cheikh d’Al Azhar, en visite à l’une des classes d’université. Ce dernier avait intimé l’ordre à l’étudiante d’enlever son attirail en sa présence en des termes jugés ‎autoritaires et non islamiques par certains. Le Cheikh motiva la décision de son ukase ‎par le fait que le niqab relevait des us et coutumes et non d’un édit religieux. Ce qui ‎est formellement contesté par certains milieux rigoristes, qui crièrent à la trahison, à ‎l’arbitraire, allant jusqu’à contester son autorité en la manière et d’être à la solde du ‎régime en place. Notre vénérable Cheikh dût essuyer les pires calomnies et ne manqua ‎pas de s’attirer les foudres et les ires des fondamentalistes religieux de tous bords, qui ‎l’accusèrent de tous les maux de la société arabo-musulmane.

Cet incident entre ‎l’étudiante et le vénérable Cheikh d’Al Azhar a trouvé des échos même dans les ‎medias européens, en particulier anglo-saxons, qui ne manquèrent pas de commenter ‎l’évènement en des termes ironiques sinon amusants. Désormais, nul ne pourrait ‎s’étonner de ce que les choses en soient arrivées là. On eût dit que les musulmans ont ‎perdu tout sens de la mesure, lorsqu’ils se sont juré de se chamailler pour un bout de tissu, qui a pris des proportions exorbitantes. D’or et déjà, cette affaire ne s’est pas ‎limitée aux pays arabo-musulmans, mais a gagné aussi les pays européens où résident ‎une grande communauté musulmane, qui se voit pointée du doigt à cause de ce qu’on ‎appelle la « question du foulard ».

Tout être raisonnable admettrait volontiers et ‎aisément que l’habit n’est rien d’autre qu’un moyen pour se protéger des éléments et ‎qu’il peut varier d’une région à une autre selon les conditions climatiques du lieu où vit ‎la personne concernée. Un homme se trouvant sous une latitude boréale ne peut s’habiller de la même façon qu’un autre se trouvant sous les tropiques ou l’équateur et ‎encore moins dans un désert.

Mais hélas, en matière de religion, la logique perd tout ‎son sens chez les maximalistes tenant d’une religion donnée ou plutôt de l’interprétation qu’ils en font, lorsqu’ils s’ingénient à trouver dans les textes sacrés et ‎hadiths ce qui réconfortent leur point de vue, quitte à tomber dans l’équivoque. ‎

L’habit, tel que préconisé par la religion, selon le point de vue religieux, au lieu d’être ‎une protection contre les éléments, devient alors un symbole d’appartenance à un ‎courant particulier ou à une secte donnée. Pour certains(es), il est plus que cela, il est ‎devenu la marque qui différencie le croyant ou la croyante des autres. Sont apparus, ‎récemment, dans le paysage national et même à l’étranger, d’étranges attirails, aussi ‎bien féminins que masculins. Des hommes dans les rues des villes européennes qui ‎sont habillés à la pachtoune et des femmes portant des bourqas ou des tchadors avec ‎des lunettes et des gants, en plein été.

Des petites filles qui sont renvoyées de l’école, ‎parce que leurs parents persistent à vouloir leur porter le foulard dit islamique, ‎évoquant pour cela la liberté du culte. On est parfois amusé par le comportement des ‎adolescentes musulmanes. Combien de fois, n’ai-je pas vu de jeunes filles habillées à ‎l’européenne, portant des pantalons jeans serrés, qui mettent en valeur leurs attributs ‎féminins, avec une pointe d’élégance, mais qui se cachent les cheveux avec un foulard dit islamique. Ce qui fait dire à certains non sans vulgarité, « qu’elles se cachent la tête ‎et se découvrent le c… ». Je laisse cette image à l’appréciation du lecteur.

En fait, si ‎l’essence du commandement religieux à la femme est de faire preuve de pudeur, en pratique on assiste au contraire. Et le foulard est là, en signe d’obédience et de ‎soumission, plus par conformisme que par conviction. L’autre extrême est représentée ‎par une importation saoudienne et étrangère à ces contrées. Combien de fois n’ai-je pas vu, en plusieurs endroits, des femmes de tous âges, couvertes de noir de la tête ‎aux pieds (pour ne pas dire de pieds en cap), et avec des gants – sortes de tchador ou ‎khimar que portent les femmes saoudiennes et celles des pays du Golf - et portant des ‎lunettes noires. Pour ces femmes, le vêtement est signe ostentatoire d’appartenance à ‎une secte donné ou à un courant religieux particulier. Il s’agit là d’une affirmation ‎d’une identité religieuse avec la volonté de l’afficher publiquement.

En somme, il s’agit de faire état d’une appartenance à une idéologie bien déterminée, « celle des ‎sources anciennes ». Le haïk de nos mères et grand-mères a été évincé par le nouvel ‎habit féminin oriental plus conforme aux prescriptions religieuses et donc, selon cette vision, plus musulman. Un observateur averti ne manquera pas de relever que les ‎jeunes femmes qui observent ces règles susdites vivent un paradoxe et des ‎contradictions visibles, tiraillées entre tradition et modernité.

Un exemple de ‎tiraillement entre tradition et modernité parmi d’autres est celui que l’on observe sur ‎nos plages, durant les journées chaudes d’été, où l’on observe de jeunes femmes patauger dans la mer, portant des vêtements de ville, qui ne sont pas conçus pour la ‎natation. Une fois le corps mouillé, elles ont l’allure des statues grecques sans ‎toutefois, en avoir le charme hellénique. Un spectacle insolite analogue se présente ‎aussi sur les terrains de sport, où les jeunes filles, voulant s’exercer sont obligées de ‎porter un attirail qui entrave ses mouvements corporels, parce qu’il n’est pas conçu ‎pour le sport.

Le poids du contrôle social et la soumission empêchent toute velléité de ‎réflexion et encore moins de rébellion. Un jour, en méditant sur les chamailles au sujet ‎de la tenue vestimentaire des femmes citadines d’aujourd’hui, feu ma grand-mère, qui ‎comme les femmes amazighes de sa génération, n’avait connu de son temps que misère ‎et privation, me dit philosophiquement que « le mal est fait à l’esprit, qui se dérange et c’est le corps ‎qui en souffre » Sages paroles. ‎

Mimoun

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L’islam, la femme, et le 8 Mars

5 mars 2007

A l’occasion de la journée de la femme, afrique du nord.com dédie cette commémoration a la seule femme de l’histoire du monde qui mérite réellement de symboliser cette journée. La mere du peuple Chawi : Dihya !

Nous la commémorons en Francais , Norvegien et Russe.

L’article est écrit par Monika, une descendante de Dihya.

Les extraits d’une pièce de théâtre, la femme sauvage, écrite par Kateb Yacine, un autre descendant de Dihya.

En cette occasion qui est la journée internationale de la femme, et en réponse à ceux qui continuent à proposer la plus grosse arnaque qu’a connu l’humanité (l’Islam) comme moyen pour gérer une société. Aux femmes qui se voilent les neurones et non la tête car l’Islam et sa doctrine leur impose d’accepter sans se poser de questions parce que "telle est la volonté de Dieu" (La jidaala fi el dine). A ceux assis sur les trônes et manipulent les masses avec des discours dignes des conteurs publics du moyen-âge. Aux femmes qui ont subi le terrorisme pendant la décennie noire et le subissent dans le quotidien par une société archaïque. A ces jeunes filles chawies qui face au désespoir n’ont trouver comme solution que le suicide. A celles qui militent pour changer l’ignoble code le l’infamie.

A toi Femme Amazigh !

L’islam est une idéologie expansionniste. Il a permis à des Nomades arabes sans aucune civilisation de dominer par la terreur plusieurs peuples. (perses, philistins, phéniciens, amazigh..). L’Islam est aussi un mode de vie. Fondé sur le Coran, sur Mouhammad, ses compagnons et des générations de "théologiens"c’est un code qui régit les aspects de la vie sociale, mais surtout politique et économique. Je me contente, pour ne pas m’étaler, de vous faire un résumé de quelques unes des lois dans le droit islamique qu’est la Charia dans le Chapitre consacré à la femme.

LES "DROITS" DE LA FEMME dans la Charia

Egalité ou complementarité ? Ni l’une, ni l’autre.

L’islam enseigne que les hommes sont supérieurs aux femmes :

« ...Les femmes ont des droits équivalents à leurs obligations, et conformément à l’usage. Les hommes ont cependant une prééminence sur elles... » Surate 2:228

L’islam enseigne que les femmes sont inégales aux hommes dans au moins deux domaines majeurs :

Premièrement, dans le droit de succession, la part d’une femme est la moitié de celle d’un homme :« Dieu vous ordonne d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. » Surate 4:11

La femme conciderée comme mineure toute sa vie, le droit au temoignage lui est retiré. En justice, le témoignage de deux femmes équivaut à celui d’un seul homme : « ...Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins... » Surate 2:282

Quel est le statut de la femme dans son couple ?

L’islam considère l’épouse comme un bien : « L’amour des biens convoités est présenté aux hommes sous des apparences belles et trompeuses : tels sont les femmes, les enfants, les lourds amoncellements d’or et d’argent, les chevaux racés, le bétail, les terres cultivées... »Surate 3:14

La femme est impure

D’après l’islam, les femmes sont impures. Si un musulman touche une femme (même sa propre épouse) avant de prier, il est considéré impropre à la prière : « Ô vous qui croyez ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes ivres - attendez de savoir ce que vous dites - ou impurs - à moins que vous ne soyez en voyage - attendez de vous être lavés. Si vous êtes malades, ou si vous voyagez, ou si l’un de vous revient du lieu caché, ou si vous avez touché des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, recourez à du bon sable que vous vous passerez sur le visage et sur les mains. Dieu est Celui qui efface les péchés et qui pardonne. » Surate 4:43 (voir aussi 5:6)

Quelle est l’étendue de l’autorité du mari sur sa femme ?

L’islam enseigne que le mari a le droit de corriger son épouse. Battre sa femme ou s’abstenir d’avoir des relations sexuelles avec elle sont des châtiments autorisés : « Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles... Admones-tez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les ... » Surate 4:34 « Un délai de quatre mois est prescrit à ceux qui se sont engagés par serment à s’abstenir de leurs femmes. Mais s’ils reviennent sur leur décision... Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux. » Surate 2:226

Le sexe et le mariage

Combien de femmes l’homme musulman peut-il épouser ?

L’islam permet la polygamie. Un homme peut prendre quatre épouses en même temps : « ...Épousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes... » Surate 4:3 [1]

Quel est le rôle sexuel de la femme dans le mariage d’après l’islam ?

L’islam considère l’épouse comme un objet sexuel : « Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ comme vous le voudrez... » Surate 2:223  [2]

Un musulman a le droit de répudier unilatéralement son épouse par une simple déclaration verbale. Dans le Coran, ce droit n’est pas accordé à la femme : « S’il vous répudie, son Seigneur lui donnera peut-être en échange des épouses meilleures que vous... »  je n’ai pu m’empecher de rire en lisant ce verset.Surate 66:5

Un musulman peut-il se remarier avec la femme qu’il a répudiée ?

Si l’homme répudie sa femme par trois fois, il ne peut se remarier légalement avec elle que si elle se marie et divorce avec un autre homme appelé « al mohalel » (le délieur). « La répudiation peut être prononcée deux fois. Reprenez donc votre épouse d’une manière convenable, ou bien renvoyez-la décemment. » Surate 2:229 « Si un homme répudie sa femme, elle n’est plus licite pour lui, tant qu’elle n’aura pas été remariée à un autre époux. S’il la répudie, et qu’ensuite tous deux se réconcilient, aucune faute ne leur sera imputée ... »

La femme qui dispose de toutes ses capacités mentales, accepte t-elle de vivre sous de pareilles lois ?

Monika

ichawiyen forum

Dihya, La Reine de Kateb Yacine

La femme sauvage /5.14

Entrent deux paysans.

PREMIER PAYSAN :

Le feu, toujours le feu !

SECOND PAYSAN :

Sang et poussière Feu et flammes Sur la terre libre d’Amazigh !

PREMIER PAYSAN :

Où irons-nous Si toute la terre brûle ?

Entre Dihya. Elle s’adresse aux paysans.

DIHYA :

Les récoltes sont perdues Mais nous pouvons tout perdre II nous reste la terre. A chacun de ses pas Sur le sol des ancêtres L’ennemi ne trouvera Que le feu sous la cendre.

PREMIER PAYSAN (à part) :

La guerre n’est pas notre métier.

SECOND PAYSAN (même jeu) :

Nous ne sommes pas des soldats. Nous avons pris les armes Pour défendre la terre, Non pour détruire notre pays.

PREMIER PAYSAN :

C’est le blé, c’est le pain qui brûle !

SECOND PAYSAN :

Le pain de nos enfants !

DIHYA :

Le pain, le pain amer, Le pain amer de l’esclavage ! Ils voudraient, les envahisseurs Vous le faire manger à genoux. Et demain si vous acceptez Ils vous le feront manger à plat ventre !

PREMIER PAYSAN :

Si les Arabes avaient raison ?...

SECOND PAYSAN :

Ne sont-ils pas les hommes de Dieu ?

PREMIER PAYSAN :

Les Juifs et les Chrétiens Ne croient-ils pas aussi En un seul Dieu unique ?

DIHYA :

Toutes ces religions qui n’en sont qu’une Servent des rois étrangers. Ils veulent nous prendre notre pays. Les meilleures terres ne leur suffisent pas. Ils veulent aussi l’âme et l’esprit de notre peuple. Pour mieux nous asservir, ils parlent d’un seul Dieu. Mais chacun d’eux le revendique Exclusivement pour lui et pour les siens. Ce Dieu qu’on nous impose De si loin par les armes N’est que le voile de la conquête. Le seul Dieu que nous connaissons, On peut le voir et le toucher : Je l’embrasse devant vous, C’est la terre vivante, La terre qui nous fait vivre, La terre libre d’Amazigh !

Elle embrasse la terre, imitée par les paysans. Entrent deux cavaliers.

CIICEUR DES CAVALIERS :

II n’y a de dieu qu’Allah Et Mohamed est son prophète !

DIHYA :

O peuple qui te dis libre, Pourquoi opprimes-tu Un autre peuple libre ?

PREMIER CAVALIER :

Tu l’entends ? C’est cette femme Qui soulève les tribus contre nous.

SECOND CAVALIER :

Dans ce pays les femmes sont belles.

PREMIER CAVALIER :

Comme les vierges du paradis...

SECOND CAVALIER :

Chez nous en Orient, Une jolie berbère se vend Plus de mille pièces d’or.

PREMIER CAVALIER :

Sidi Okba ramène 80 000 esclaves.

SECOND CAVALIER :

A nous les vierges du paradis !

PREMIER CAVALIER :

Ecoute ô Kahina !

DIHYA (à distance) :

Pourquoi donc ne nous appellent-ils Jamais par mon nom ? Mon nom est Dihya.

SECOND CAVALIER :

Ecoute ô Kahina !

PREMIER CAVALIER :

Pense à ton pays.

SECOND CAVALIER :

Pense à tes enfants.

PREMIER CAVALIER :

Rends-toi, il n’est que temps.

SECOND CAVALIER :

Ecoute, ô Kahina !... …

CHOEUR DES CAVALIERS (invisibles) :

Il n’y a de dieu qu’Allah Et Mohamed est son prophète !

DIHYA (aux paysans) :

Les Arabes m’appellent Kahina, la sorcière. Ils savent que je vous parle, et que vous m’écoutez … Ils s’étonnent de vous voir diriges par une femme. C’est qu’ils sont des marchands d’esclaves. Ils voilent leurs femmes pour mieux les vendre. Pour eux, la plus belle Lille n’est qu’une marchandise. Il ne faut surtout pas qu’on la vole de trop près. Ils l’enveloppent, la dissimulent comme un trésor volé. II ne faut surtout pas qu’elle parle, qu’on l’écoute. Une femme libre les scandalise, pour eux je suis le diable. Ils ne peuvent pas comprendre, aveugles par leur religion.

PREMIER CAVALIER :

Pour la dernière fois, Ecoute, ô Kahina, reine des berbères...

DIHYA (aux paysans) :

Ils m’appellent Kahina, ils nous appellent berbères, Comme les Romains appelaient barbares nos ancêtres. Barbares, berbères, c’est le même mot, toujours le même Comme tous les envahisseurs, ils appellent barbares Les peuples qu’ils oppriment, tout en prétendant les civiliser Ils nous appellent barbares, pendant qu’ils pillent notre pays.

Aux cavaliers :

Les barbares sont les agresseurs. Il n’y a pas de Kahina, pas de berbères ici. C’est nous dans ce pays qui combattons la barbarie. Adieu, marchands d’esclaves ! Je vous laisse l’histoire Au cœur de mes enfants Je vous laisse Amazigh Au cœur de Tamazgha !

Charge de cavalerie. Elle est tuée au combat.

CHOEUR DE PAYSANS :

O Dihya, tu t’es sacrifice ! Le cœur qui pleure, Je voudrais le bruler. La cause des ancêtres Est toujours plus puissante. La nuit tombe sur les traitres.

Kateb Yacine, Parut dans L’œuvre en Fragments, Actes Sud, page 427 à 431 rassemblés et présentés par Jacqueline Arnaurd

j’espère que vous avez apprécié, merci yacine


En norvegien :

"Dronningen Dihya" av Kateb Yacine"

Den ville kvinnen 5.14

To bønder entrer scenen.

FØRSTE BONDEN :

* Brann, alltid brann !

ANDRE BONDEN :

* Blod og støv og brann og flammer på den frie Amazigh jorda !

FØRSTE BONDE :

* Hvor skal vi hvis alle åkrene brenner ?

Dihya entrer scenen. Hun henvender seg til bøndene.

DIHYA :

* Avlingen er tapt, men vi kan miste alt men vi beholder fremdeles jorden. For hvert skritt de tar på jorda til våre forfedre, skal fienden finne kun aske.

FØRSTE BONDE (for seg selv) :

* Krigen er ikke vårt yrke.

ANDRE BONDE (samme spill) :

* Vi er ikke soldater. Vi tok våpen for å forsvare jorden, ikke for å ødelegge vårt land.

FØRSTE BONDE :

* Det er kornet, det er brødet som brenner !

ANDRE BONDE :

* Det er brødet til våre barn !

DIHYA :

* * Brødet, det bitre brødet, slavenes bitre brød ! De vil, erobrerne, at dere skal spise det på kne. Godtar dere det, må dere spise det liggende på magen i morgen !

FØRSTE BONDE :

* Hvis araberne har rett ?...

ANDRE BONDE :

* Er de ikke guds menn ?

FØRSTE BONDE :

* Tror ikke også jødene og de kristne på den ene sanne Gud ?

DIHYA :

* Alle disse religionene som er egentlig bare en, tjener kun fremmede konger. De vil ta vårt land. De beste åkrene er ikke nok for dem. De vil også ta sjelen og ånden til vårt folk. For bedre å herse over oss, snakker de om en eneste Gud. Men enhver av dem gjør ekslusivt krav på den for seg selv og sine egne. Denne guden som de påtvinger oss fra det fjerne med våpenmakt er kun sløret til erobringen. Den eneste gud vi kjenner til kan vi se og berøre : Jeg kysser den foran dere, det er den levende jorden, jorden som gir oss føde, jorden til det frie Amazigh !

Hun kysser jorden, bøndene gjør det samme. To riddere entrer scenen.

RIDDERNE I KOR :

* Det finnes bare en gud og det er Allah og Mohamed er hans sendebud !

DIHYA :

* O folk som sier de er fri, hvorfor undertrykker dere et annet fritt folk ?

FØRSTE RIDDER :

* Hører du ? Det er den kvinnen som oppvigler de andre stammene mot oss.

ANDRE RIDDER :

* Kvinnene er vakre i dette landet.

FØRSTE RIDDER :

* Som jomfruene i paradis....

ANDRE RIDDER :

* Hos oss i Østen, selges en vakker berber kvinne for mer enn tusen gullmynter.

FØRSTE RIDDER :

* Sidi Okba (generalen) tar med seg 80 000 slaver.

ANDRE RIDDER :

* Jomfruene til oss !

FØRSTE RIDDER :

* Hør ô Kahina !

DIHYA (på avstand) :

* Hvorfor tilkaller de aldri meg med mitt navn ? Mitt navn er Dihya.

ANDRE RIDDER :

* Hør o Kahina !

FØRSTE RIDDER :

* Tenk på ditt land.

ANDRE RIDDER :

* Tenk på dine barn.

FØRSTE RIDDER :

* Overgi deg, tiden er kommet.

ANDRE RIDDER :

* Hør, o Kahina !....

RIDDERNE I KOR (usynlige) :

* Det finnes bare en gud og det er Allah og Mohamed er hans sendebud !

DIHYA (til bøndene) :

* Araberne kaller meg Kahina, heksen. De vet at jeg snakker til dere, og at dere hører på meg.... De er overrasket over å se at dere er ledet av en kvinne. Det er slik at de er slavehandlere. De dekker deres kvinner for å selge dem bedre. For dem, er den vakreste kvinne kun en vare. Hun må absolutt ikke bli sett på nært hold. De dekker henne som om hun var en stjålet skatt. Hun må absolutt ikke snakke eller bli hørt. En fri kvinne skandaliserer dem. For dem er jeg djevelen. Blindet av deres religion, kan de ikke forstå.

FØRSTE RIDDER :

* For siste gang, Hør, o Kahina, berbernes dronning.....

DIHYA (til bøndene) :

* De kaller meg Kahina, de kaller oss berbere, som romerne kalte våre forfedre for barbarere. Berber, barbar, det er det samme ord. Det er alltid det samme ; alle erobrerne kaller alltid folk de undertrykker for barbarere. * Samtidig som de påstår at de siviliserer dem. De kaller oss barbarere mens de plyndrer vårt land.

Til ridderne :

* Barbarne er de som angriper. Det finnes ikke Kahina, ikke noen berber her. Det er vi i dette landet som slåss mot barbariet. Adjø slavehandlere ! Jeg overlater historien i hjertet til mine barn. Jeg overlater Amazigh i hjertet til Tamazgha (Nord-Afrika) !

Ridderne angriper. Hun blir drept i kampen.

BØNDENE I KOR :

* O Dihya, du har ofret deg ! Hjertet gråter, jeg ville brenne den. Saken til våre forfedre er alltid mektigere. Natten faller over forederne. *

Skrevet av Kateb Yacine.


En Russe :

Откуда Дихья ?

Народность : Шауи, Шауия (восток, юго-восток Алжира). Плоскогорье и горы Орес, Аурес.

Дамя, Дихя была дочерью Матиьйи (Матвея) сына Тифана (Теофан ?). Матьйи сражался с арабами и пал на поле брани в 688 году, в той же битве погиб Аксель (Кусейла) знаменитый полководец который одержал несколько важных побед и убил главного « араба » завоевателя Окба ибн Нафа в 683 году. Этот к…л, палач нашего народа, для погонщиков верблюдов он святой Сиди Окба, имеет мавзолей в г.Бискра на юге Алжира (степы), когда как нам нельзя ставить памятники своим, а Дихье установили недавно памятник против воли погонщиков верблюдов и подписан арабским буквами, что мы считаем кощунством. Мавзолей арабскому палачу на нашей земле, вот с каким позором мы живем.

Лескика

Буква аш « H », заглавная буква, произносится как западнославянское, украинское, южнорусское « г ». Кахина или Аль-Кахина (чародейка, ведьма), это лишь кличка данной ей арабами Настоящее имя Дихьи : dhiHya или dhamya (Дамья) Эти женские именно возможно из-за превращения путем арабизации и замены "dh » на взуки « z, s » имеются и по сей день : zaHiya, samia (Загия или Захия, Самия). Для русскоговорящих ввиду трудности звука “gh”, слово Mazigh – Мазиг можно писать и произнести Мазих или Масих, так проще.

ПЬЕСА

Фрагмент пьесы писателя-драматурга франкофона Катеба Ясина (Шауи, Алжир) посвященной Дихье. Фрагмент из произведения на французском :

Дихья. Пьеса Автор : Катеб Ясин (1929-1989)

…. Дихья, главнокомандующий войск народа Мазиг, если точнее то кланов вокруг плоскогорья и гор Орес или Аурес (восток Алжира). Дихья в отчаянии стала практиковать тактику выжженной земли, чтобы остановить наступающих войск арабо-мусульманских завоевателей. … входят два крестьянина

Первый крестьянин : Полыхают пожары, все опять горит !

Второй крестьянин : Все в пыли и крови Все охвачено огнем Пропала земля свободная, земля Амазиг

Первый крестьянин : Куда нам податься Если вся наша земля выжженная ?

Входит Дихья. Она обращается к крестьянам.

Дихья : Да урожай пропал ! Но мы можем потерять еще больше, все потерять ! А земля все же останется. Пусть на каждом шагу своем По земле предков наших Враг найдет лишь огонь под пеплом.

Первый крестьянин (в сторонке) : Война не наш удел !

Второй крестьянин : (в сторонке) : Мы же не солдаты ! Мы взялись за оружие и создали ополчение Для защиты земли нашей, А не для того чтобы разрушить нашу страну !

Первый крестьянин : Это же пшеница, наш хлеб горит !

Второй крестьянин : Детей наших хлеб !

Дихья : Хлеб, горький хлеб Горький хлеб рабства ! Эти завоеватели хотят ставить вас на колени Ползать на коленях чтобы вы могли свой хлеб есть. Ежели вы завтра и с этим смиритесь, Они вас заставят на брюхе ползать перед ними, чтобы свой хлеб есть !

Первый крестьянин А если арабы все-таки правы ? ...

Второй крестьянин : А разве они не посланники Всевышнего ?

Первый крестьянин : Разве евреи и христиане Не верят также В одного и единого Бога ?

Дихья : Все эти религии как одна похожие Они прежде всего служат их царям Они хотят отнять у нас нашу страну. Они уже захватили лучшие земли, но им и этого мало ! Они хотят еще и душу нашего народа. Чтобы нас укротить, они говорят о едином Боге. Но по их разумению этот их Бог Должен служить им и только им. Это Бог что они преподносят Эти издалека пришедшие к нам с мечом Всего лишь ширма для завоевания земли нашей. Единственного Бога которого мы знаем, Мы можем его видеть и трогать : При вас я сейчас же его расцелую, Этот Бог – наша земля живая и священная, Матушка земля кормилица, Земля свободная Мазиг !

Дихья целует землю, оба крестьянина ее в этом имитируют. Появляются два всадника (NB : два « ахмеда »).

Всадники хором : Нет бога кроме Аллаха И Магомет его пророк !

Дихья : О, народ себя называющий свободным, Почему же вы угнетайте Другой народ свободный ?

1-й всадник : Ты ее слышал ? Вот эта женщина Поднимает народ, всех кланов против нас.

2-ой всадник : Однако, в этой стране женщины очень красивы.

1-й всадник : Как « хурии » девственницы из рая...

2-ой всадник : У нас на востоке, Красивая « берберка » стоит От одной тысячи золотых.

1-й всадник : Сиди Окба (NB : их говнокомандующий) 80 000 таких угнал в рабство.

2-ой всадник : Ура ! Даешь хурии !

1-й всадник : Слушай, Кахина !

Дихья (в сторонке) : Почему же они нас кличат Не зовут по нашим именам. Мое имя Дихья.

2-ой всадник : Слушай, Кахина !

1-й всадник : Подумай о своей стране !

2-ой всадник : Подумай о своих детях !

1-й всадник : Сдавайся пока не поздно.

2-ой всадник : Слушай, Кахина ! ... …

Хор всадников (за сценой) : Нет бога кроме Аллаха И Магомет его пророк !

Дихья (обращаясь к крестьянам) : Арабы кличут меня Кахиной, ведьмой Они знают, что вы меня слушаетесь Они удивлены что вами правит женщина. Они же работорговцы и женоненавистники. Они надевают паранджу на своих женщин, чтобы легче их продать. Для них, даже самая красивая девушка всего лишь вещь, товар ! Вот они строго следят, чтобы никто вблизи ее не видел. Они ее обертывают и прячут словно украденное сокровище. И никоим разом она не должна говорить или чтобы ее слышали. Свободная женщина их возмущает, для них я – дьявол ! Им не дано понять истину, они ослеплены своим фанатизмом.

1-й всадник : Последний раз обращаюсь, Слушай, Кахина, королева берберов...

Дихья (обращаясь к крестьянам) : Меня они кличут Кахиной, а наш народ - берберами, Также как римляне называли варварами предков кто был против них. Варвары, берберы, по сути одно и то же слово потребляется всегда Завоеватели называют варварами Народы которые они поработили, якобы им приносят цивилизацию Эти называют нас варварами, одновременно разоряя нашу страну.

Дихья ( всадникам) : Варвары это вы, агрессоры Нету тут ни Кахини, ни берберов. Это мы боремся с варварством. Прощайте, работорговцы ! Оставляю вам историю В сердце детей и потомков моих Оставляю вас народ Мазиг В сердце страны (Алжир) !

Атака вражеской кавалерии. Дихья погибает.

Крестьяне хором : О, Дихья, ты пожертвовала собой ! Сердце ноет и плачет, Аж хочется его жечь. Дело предков наших Все еще живет Горе тем кто его предал.

http://mazirland.blogspot.com/

[1] À ce propos, des privilèges exceptionnels ont été accordés à Muhammad, « le prophète de l’islam ». Il lui fut permis, selon le Coran, d’avoir autant de femmes qu’il le désirait. En fait, on lui attribue pas moins de treize épouses et concubines. Parmi elles, Aïsha qui avait à peine neuf ans lorsqu’il l’épousa à l’âge de cinquante-trois ans, et Zaynab Bent Jahsh, la femme de son fils adoptif Zeid. Quand celui-ci vit que Muhammad la désirait, il la répudia pour lui permettre de l’épouser.

[2] Comme vous le voudrez !!?? je vous laisse imaginez et vous posez la question sur ou est la volonté de la femme. A mon avis sans sa volonté signifie la violer.


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  • L’islam, la femme, et le 8 Mars

    20 mars 2007
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      20 mars 2007, par Hélène
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                  2 avril 2007, par Asegru
                • L’islam, la femme, et fus le faux qui finira par lapider les femmes !!

                  2 avril 2007, par Ahror
                  • L’islam, la femme, et fus le faux qui finira par lapider les femmes !!

                    3 avril 2007
                    • L’islam, la femme, et Fus le faux qui n’a rien d’un Ahrur !!

                      3 avril 2007, par Ahror
                    • L’islam, la femme, et fus le faux qui finira par lapider les femmes !!

                      4 avril 2007, par Monika
                    • L’islam, la femme, et fus le faux qui finira par lapider les femmes !!

                      4 avril 2007, par Asegru
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              2 avril 2007, par Asgeru
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                3 avril 2007, par taos
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                  6 avril 2007, par Hélène
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